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La Ville de London, en Ontario, pourrait revoir la façon dont elle détermine où déployer ses brigadiers scolaires. Le personnel municipal recommande de réexaminer les critères utilisés pour évaluer les intersections qui nécessitent leur présence, une première depuis 2013.
London compte actuellement 106 brigadiers scolaires répartis sur 104 sites. Le programme, financé par l’impôt foncier, coûte 1,6 million de dollars par année et l’ensemble du budget qui lui est consacré est déjà utilisé.
Susan Stevenson, conseillère municipale du quartier 4 et membre du comité des infrastructures et des services généraux, estime qu’une révision est nécessaire.
J’ai été surprise de constater que les critères d’évaluation n’avaient pas été mis à jour depuis 2013, compte tenu de la croissance de notre ville et de tous les changements survenus depuis.
Pour déterminer si un passage nécessite la présence d’un brigadier, les employés municipaux s’appuient notamment sur des critères du Conseil ontarien de la circulation, auxquels s’ajoutent des critères élaborés par la Ville. L’évaluation tient compte entre autres de la visibilité, du nombre de véhicules et d’élèves ainsi que des autres mesures d’apaisement de la circulation déjà en place.
À London, au moins 50 élèves doivent notamment emprunter un passage pendant les périodes de pointe scolaires pour que l’ajout d’un brigadier puisse être envisagé.
Des préoccupations qui dépassent le nombre de brigadiers
Dans le cadre de son examen du programme, la Ville a sondé plus d’une centaine de directions d’école. Près de la moitié des répondants ont indiqué avoir un brigadier scolaire près de leur établissement, et la majorité considèrent le programme comme une mesure positive pour assurer la sécurité des élèves.

Le conseil municipal de London avait demandé l’été dernier un examen du programme de brigadiers scolaires afin de déterminer comment il pourrait être amélioré. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / AFP / Frederic J. Brown
Les réponses font toutefois ressortir des préoccupations plus larges autour de la sécurité dans les zones scolaires, notamment l’augmentation de la circulation et les comportements dangereux de certains automobilistes. Près de la moitié des répondants estiment d’ailleurs qu’il faudrait renforcer l’application des règles de circulation aux abords des écoles.
Linda Steel, vice-présidente du conseil scolaire catholique de London, affirme que les préoccupations qu’elle entend ne portent plus seulement sur le nombre de brigadiers scolaires, mais plus largement sur la sécurité des élèves face aux automobilistes.
Nous avons entendu parler de problèmes de congestion autour des écoles élémentaires, ce qui accroît certainement l’importance des brigadiers scolaires.
La présence d’un brigadier devant une école ne règle toutefois pas toutes les préoccupations liées au trajet des élèves.
Pour Sarah Meyer, qui vit dans le quartier Huron Heights avec ses quatre enfants, la présence actuelle des brigadiers ne suffit pas toujours. Son fils aîné fréquente l’école publique Evelyn Harrison, où un brigadier est posté au passage piéton qui mène directement à l’école. Les enfants doivent néanmoins traverser d’autres intersections du secteur qui ne sont pas surveillées.
Mme Meyer affirme avoir vu des enfants traverser sans regarder et des automobilistes s’engager dans les passages pour piétons sans prêter suffisamment attention aux élèves. J’ai presque vu des enfants se faire frapper, affirme-t-elle.
J’aimerais voir davantage de brigadiers aux grandes intersections où la circulation est importante, afin de toujours pouvoir nous assurer que tout le monde est en sécurité.
Une révision sans échéancier
Dans le cadre de cette révision, le personnel municipal recommande également de recueillir de nouvelles données sur la fréquentation des endroits où des brigadiers sont déjà déployés.

La conseillère Susan Stevenson souligne que le conseil municipal avait demandé dès l’été dernier un examen du programme de brigadiers scolaires afin de trouver des façons de l’améliorer. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Kate Dubinski
Si la recommandation est approuvée par le comité des infrastructures et des services généraux, puis par le conseil municipal, le personnel devra poursuivre son analyse et revenir devant les élus avec ses conclusions et ses recommandations.
Aucun échéancier n’a toutefois été fixé pour ce travail, ce que déplore Mme Stevenson.
Le conseil a demandé cet examen il y a déjà un an et, alors que les données utilisées ont déjà 13 ans, j’aimerais que ce travail soit fait rapidement.
Avec les informations de Kendra Seguin de CBC


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