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Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador fait demi-tour. Deux étudiantes francophones qui se sont vues refuser une bourse censée permettre aux étudiants de la minorité linguistique de poursuivre leurs études postsecondaires en français obtiennent de l’aide financière, à la suite d'un reportage de Radio-Canada.
La bourse de 6000 $ par an, renouvelable pendant une période allant jusqu'à cinq années d’études et financée grâce à une entente entre Ottawa et la province sur l'éducation en français, n’avait jamais été refusée aux demandeurs admissibles au programme avant 2025-2026.
Très peu d'étudiants demandent la bourse. Au cours des 10 dernières années, entre zéro et quatre personnes par an ont touché aux fonds, selon des données obtenues par Radio-Canada.
Le ministère provincial de l’Éducation et du Développement de la petite enfance avait limité l’accès aux bourses de 6000 $ par an aux étudiants de première année en raison d’une très légère augmentation du nombre de demandes.
Des familles se sont plaintes que la décision, complètement inattendue, leur privait de milliers de dollars qui auraient aidé à payer le logement et les frais de déplacement.
Juliette Mini, étudiante de l’Université de Moncton qui s’était vue refuser la bourse, et Jean-Marc Bélanger, père d’une étudiante à l’Université d’Ottawa qui ne l’avait pas obtenue, confirment avoir reçu jeudi matin une lettre du ministère dans laquelle ce dernier revient sur sa décision.
Le ministère promet d’offrir six bourses de 6000 $ par an, soit 3000 $ par trimestre, l’an prochain.


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