Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Bouchor et Freneuse : l'histoire d'amour entre un grand peintre et un petit village du bord de Seine

5 day_ago 25

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

À Freneuse, de nombreuses peintures de Joseph-Félix Bouchor sont encore visibles près d'un siècle après sa mort. La conséquence d'un legs de l'artiste au village qui l'a inspiré.

Sur le même thèmePatrimoine

Article réservé aux abonnés S'abonner

Joseph-Felix Bouchor, parisien de naissance, a réalisé certaines de ses plus belles œuvres à Freneuse, où il a longtemps vécu.

Joseph-Felix Bouchor, parisien de naissance, a réalisé certaines de ses plus belles œuvres à Freneuse, où il a longtemps vécu. ©DR

Par Rédaction Elbeuf Publié le 22 août 2026 à 13h36

La salle des actes de la mairie de Freneuse (Seine-Maritime), où ont lieu les conseils municipaux et les mariages, ressemble à un petit musée. Outre une vitrine exposants divers documents, une vingtaine de tableaux s’exposent au mur, dont l’imposant Cidre, de 6 m². Tous sont du même artiste : Joseph-Felix Bouchor. Et pour cause : le peintre reconnu dans tout le pays a vécu au village de 1886 à 1901, avant de venir y refaire un séjour peu avant son décès en 1937. En 1932, le parisien de naissance avait fait donation à son bourg d’adoption d’une quarantaine de ses œuvres, fait presque unique en Normandie. Un symbole de son profond attachement pour le lieu où il a pu laisser s’épanouir ses pinceaux.

De l’Afrique à Freneuse

Joseph-Félix Bouchor est né en 1853. Il y est classiquement élève à l’école des Beaux-arts et expose dès 1878 au Salon des artistes français. Tourné vers la réalisation de paysages, il voyage notamment en Égypte et en Algérie, d’où il rapporte déjà des œuvres remarquées par la critique. Au milieu des années 1880, il est invité par la famille Flavigny-Cordonnier au château du Val Freneuse. Il y découvre alors la Seine rurale et la vie quotidienne d’un village qui s’étire à flanc de coteaux.

Après ses lointains voyages, aspirant à retrouver le calme d’une vie plus posée, il trouve dans le petit village normand une nouvelle source d’inspiration. Il s’installe en location dans l’ancien presbytère, qui lui offre toute la place pour y aménager un atelier, y compris pour réaliser des toiles de grande taille. Dès lors, la perspective de la Seine, la campagne alentour et ses couleurs changeantes selon les saisons devient l’un des sujets de prédilection de l’artiste.

Le cidre

Le Cidre, une grande œuvre de Bouchor, est bien visible dans la mairie de Freneuse. ©Le Journal d’Elbeuf

On les retrouve notamment dans Le pont de Freneuse, le Petit Bras en Hiver ou Les Moyettes dans la plaine, à tel point que parfois, ses tableaux se rapprochent des traits impressionnistes, dont certains des membres, à commencer par Monet, ne travaillent pas si loin de là.

Le pont de Freneu

Bouchor s’est inspiré de son village d’adoption, comme pour Le Pont de Freneuse. ©Le Journal d’Elbeuf

Cependant, s’il s’intéresse à rendre les effets de neige, les jeux d’ombres et de lumières, Bouchor reste également ancré dans une approche plus naturaliste, avec une recherche précise des détails plus académiques qui l’éloigne de cette nouvelle vague.

D’ailleurs, également portraitiste, il s’attache à représenter fidèlement la vie quotidienne de la campagne normande : les travaux de la ferme, les soins aux bêtes, les différents événements qui rythment le fil des saisons comme la flambée du cochon, la collation des moissonneurs ou le cidre, tous visibles à Freneuse.

Les habitants dans ses toiles

Ses semblables sont d’ailleurs très présents dans l’œuvre de Bouchor. Il est même tellement intégré à la vie du village que les prénoms des habitants, qui lui servent de modèles, apparaissent souvent dans le titre de ses toiles (Marie et sa vache, La maternité de Julia…) comme nous légendons nos photos de fêtes de famille.

La maternité de Julia

Les habitants du village aussi ont été mis à l’honneur, comme dans La maternité de Julia. ©Le Journal d’Elbeuf

Ses voisins, la famille Fréret, sont ainsi pour lui une source sans limite d’inspiration. Ses membres, le grand-père Victor, le père Jean-Victor et les filles Marie et Maria, se reconnaissent dans de très nombreuses toiles de l’artiste, même non nommés dans le titre du tableau.

Par la mise en scène de portraits champêtres et des gestes agricoles ancestraux, Bouchor donne ainsi à voir une campagne idéalisée, à quelques encablures d’une autre réalité : celle des usines textiles d’Elbeuf et la condition ouvrière, qu’il ignore totalement dans son œuvre mais que d’autres artistes comme Berthe Mouchel rendront avec justice.

La sincérité de ses compositions qui racontent une Normandie figée dans le temps, avec ses paysans et ses vaches paissant sous des pommiers en fleurs, lui valent néanmoins la reconnaissance des critiques : les vues de Freneuse et de ses habitants sont remarquées lors des différents Salons des artistes français (exposition annuelle d’art ayant lieu à Paris depuis 1881). Par exemple, son tableau Le printemps au Val Freneuse, actuellement exposé au château musée de Nemours (Seine-et-Marne) y obtient une « mention honorable » en 1888. L’État lui-même se porte acquéreur de ses toiles.

Une marque encore visible dans le village

En 1901, n’ayant plus besoin de réaliser des grands formats, Bouchor vend le presbytère dont il était entre-temps devenu propriétaire, mais il reviendra travailler régulièrement à Freneuse jusqu’à sa mort en 1937.

Le Petit Bras

Le Petit Bras, une autre œuvre du peintre inspirée de son séjour à Freneuse. ©Le Journal d’Elbeuf

En 1914, trop âgé pour s’engager comme combattant, il est néanmoins mobilisé comme peintre du musée des armées et réalise notamment de nombreux portraits, de soldats ou d’officiers, y compris ennemis. Sa verve paysagiste s’exprime également par des vues de cantonnements, de tranchées, de villages en ruines. Dès 1915, ses portraits de chef militaires alliés sont même édités en cartes postales patriotiques pour un tirage total de plusieurs millions d’exemplaires. Après la guerre, il explore d’autres cieux, notamment ceux de l’Italie, du Maroc ou de la Bretagne. Mais, comme un enfant du pays, il revient toujours dans « son » petit village de Freneuse, auquel il fait finalement donation d’une quarantaine d’ouvrages.

La collection est rapidement installée au premier étage de la mairie et l’exposition ouverte au public. Le conseil municipal souhaite par ailleurs donner le nom de son donateur à son école communale, mais cette distinction est refusée à l’époque par le préfet de Seine-Maritime, Joseph-Felix Bouchor étant encore en vie. Finalement, c’est la salle communale, érigée en 1985, qui porte le nom du généreux Freneusien d’adoption. Presque un siècle après sa donation exceptionnelle, Freneuse prend toujours grand soin de son cadeau. La collection a été inscrite au titre des monuments historique et le tableau Le Cidre a été restauré en 2022.

Pour en savoir plus : Bouchor, le peintre de Freneuse, disponible dans les bibliothèques d’Elbeuf et de Saint-Aubin. Le livret Laissez-vous conter Joseph-Felix Bouchor, édité par la Métropole et disponible notamment à la Fabrique des savoirs, propose également un parcours pédestre sur les traces des lieux qui ont inspiré le peintre.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway