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La Boucherie Alphonse Côté à Sainte-Eulalie, célèbre ses 65 ans en juin. Le commerce local est devenu une véritable institution où la viande est à son honneur de l'abattage, à la coupe, puis à la transformation, et ce, depuis trois générations de la famille Côté.
Mathieu Côté est fier d’ouvrir les portes de l’entreprise familiale qui est passée entre les mains du grand-père, des fils et des petits-fils. Depuis les six dernières décennies, les clients viennent de très loin pour acheter une viande élevée tout près, puis abattue et transformée sur place.
On achète les porcs vivants des éleveurs qui sont déjà clients chez nous, on les abat ici et on achète une partie de cette viande-là à l’éleveur qui vient chercher ses pièces. Donc, c’est là qu’on peut tout faire, du début à la transformation , explique Mathieu Côté.
Selon le copropriétaire de la Boucherie Alphonse Côté, il existe une vingtaine d’abattoirs au Québec. Portrait qui diminue drastiquement à trois ou quatre succursales où l’animal est tué, découpé et vendu à une même place. De là, l’unicité de la boucherie familiale de Sainte-Eulalie.

Depuis trois générations, la famille Côté développe le métier de boucher à Sainte-Eulalie.
Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier
Ici on se procure des animaux dans un rayon de 30 à 50 kilomètres du commerce.

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Le reportage d'Alexandra Fortin
Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier
L’économie circulaire
Avoir une chaîne de production complète au cœur du village compte plusieurs avantages selon la famille propriétaire et les clients qui font de bonnes affaires.
Moi j’ai un casse-croûte depuis 16 ans et j’ai toujours pris ma viande ici! Je l’affiche même à ma cantine.

La Boucherie Alphonse Côté permet une chaîne de production complète.
Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier
On a des bouchers d’expérience! Alors on découpe la viande, on la fait vieillir, puis on la vend directement au comptoir. Ça nous permet de contrôler les pertes, mais aussi les prix , explique M. Côté. Rien n’est mis de côté ou jeté, par exemple, le sang de porc ou de bœuf est utilisé pour le boudin. Puis, même la langue de porc gagne en popularité auprès de la clientèle.
Je reste tout près, c’est le fun d’avoir ça! je ne suis pas une grande mangeuse de viande, donc j’aime la qualité.
De 120 à 170 bêtes sont abattues chaque semaine à la Boucherie Alphonse Côté. Bien que les avantages soient nombreux, la marge de profit pour les propriétaires reste mince : située entre 5 et 6 % sur le total des ventes annuelles.

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Le reportage d'Alexandra Fortin
Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier


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