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Boucar Diouf publiera en décembre prochain Papa, l’homme qui aimait les zébus, un livre consacré à son père, mort à l’âge de 103 ans. Boucar désirait raconter ce père qui aimait les animaux, qui a vécu avec eux, et qui communiquait avec eux de façon peu commune.
« Mon père, ç’a été pour moi un écologiste avant l’heure. C’est quelqu’un qui n’avait pas étudié l’écologie, qui n’est pas allé dans un cours de biologie, et même quand j’ai fini mon doctorat en biologie et que j’étais parfois avec lui, je me disais : “Mon Dieu qu’il en sait des affaires.” »
Boucar voulait aussi parler du rapport de son père à la biodiversité, aux plantes et de son regard sur la vie.
« La vie, c’est un réseau de partage, de solidarité, de compétition aussi. Mais, on n’a pas parlé du réseau de solidarité assez. C’est un réseau où tu peux enlever juste une petite chose quelque part et tu te rends compte que ç'a un effet dans des endroits que tu ne pouvais même pas imaginer. »
Au cours de l’entrevue, il a également été question du prochain spectacle de Boucar, Trois prédateurs et un bungalow, qui s’intéressera au lien entre le chat, le chien et l’humain.
Aussi, à la question de l’animatrice Sophie Fouron qui se demandait comment résister au découragement face au vent d’intolérance qui circule dans nos sociétés, Boucar répond en parlant d’inclusion et donne en exemple l’équipe du Canada à la Coupe du monde de soccer.
« Il faut prôner l’inclusion. Je pense qu’il faut que les gens se reconnaissent dans la société dans laquelle ils vivent. […] Regarde l’équipe du Canada, c’est ça. L’équipe du Canada c’est une équipe où on voit des jeunes issus de toutes sortes d’horizons ethnoculturels et puis ils forment une équipe, ils marquent des buts, ils défendent les couleurs. Pour moi, c’est ça. C’est un aspect que j’aime beaucoup, beaucoup. »


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