Boualem Sansal claque la porte de Gallimard. L'académicien rejoint Grasset, marque du groupe Hachette. Dans une tribune publiée dans le journal "Le Monde", l'écrivain emprisonné pendant un an en Algérie explique sans langue de bois les raisons de ce transfert.
C'est un transfert qui fait du bruit. L'écrivain et académicien Boualem Sansal a décidé de quitter Gallimard pour rejoindre Grasset, marque du groupe Hachette. Dans une tribune publiée dans Le Monde, il donne les raisons de cette décision.
L'auteur de 81 ans évoque une divergence avec son éditeur lors de sa détention en Algérie. Boualem Sansal regrette la stratégie mise en place par Gallimard pour obtenir sa libération des geôles algériennes.
Boualem Sansal réaffirme son opposition au régime d'Alger
Une démarche diplomatique qui, selon lui, ne correspond pas à sa ligne de résistance, fermement opposée au régime du président Tebboune. Une maison d'édition n'est pas une institution diplomatique et ne saurait parler à la place de l'écrivain concerné, assène le nouvel académicien.
Boualem Sansal réaffirme son opposition au régime d'Alger. Pas de soumission, pas de négociation, quitte à rester en prison. Il a été gracié puis déchu de sa nationalité algérienne. Un dénouement qu'il juge profondément insatisfaisant. L'auteur évoque aussi un différend d'ordre privé sur ses conditions d'accueil après sa libération.
S'il ne l'évoque pas dans cet entretien, son entourage explique que Boualem Sansal a été contraint au silence par la diplomatie française et son éditeur. Il récuse le terme de débauchage pour expliquer son transfert chez Grasset, une maison chez qui il va donc publier le récit de son incarnation dans son pays d'origine.


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