NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des juges d’instruction ont ordonné que le rappeur de 49 ans soit jugé. Il est accusé d’avoir cyberharcelé la célèbre agente d’influenceurs.

GUILLAUME BAPTISTE, BERTRAND GUAY / AFP
Les juges d’instruction ont ordonné le 8 juillet 2026 le renvoi en procès du rappeur Booba pour cyberharcèlement à l’encontre de l’influenceuse française Magali Berdah.
De retour devant les tribunaux. Des juges d’instruction ont ordonné ce mercredi 8 juillet que le rappeur Booba soit renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir cyberharcelé l’agente d’influenceurs Magali Berdah entre mai 2022 et juin 2025. Le procès doit se tenir le 25 mars prochain.
Deux autres personnes comparaîtront à ses côtés, pour complicité : Grégory Zaoui, connu notamment pour son implication dans une affaire de fraude à la taxe carbone, ainsi qu’une ancienne employée de Magali Berdah.
Figure majeure du rap français depuis les années 1990, Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, avait lancé en 2022 une croisade contre les influenceurs, qu’il qualifiait d’« influvoleurs ». Il dénonçait leurs pratiques commerciales qu’il présentait comme trompeuses. Avec l’appui de ses « pirates », son importante communauté de fan notamment active pour relayer massivement les publications du rappeur ou troller les personnes ciblées par Booba, le rappeur lançait des « malédictions ».
« Ça vous tue petit à petit »
Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events, suivie par 1,8 million d’abonnés sur Instagram, était rapidement devenue la cible principale de cette campagne. Booba s’est toujours défendu de la harceler, affirmant agir comme un « lanceur d’alerte ». Sauf qu’une partie de ses publications « visait personnellement » Magali Berdah, dénigrant son apparence physique avec des comparaisons animales ou l’attaquant sur sa religion, publiant sur sa vie privée ou sexuelle, ont relevé les juges d’instruction, d’après la source judiciaire.
Dans un entretien accordé à l’AFP, Magali Berdah avait décrit les conséquences du cyberharcèlement sur sa vie comme « une mise à mort ». « Ça vous tue petit à petit, parce que vous n’arrivez plus à respirer. Cette violence est invisible à l’œil nu, du coup, les gens ne s’en rendent pas compte », avait-elle confié.
Les magistrats considèrent par ailleurs qu’Elie Yaffa était conscient de son influence sur les réseaux, fort de ses 5 millions d’abonnés et de sa communauté, « la piraterie ». « Nous veillerons à ce que le rappeur Booba soit condamné à hauteur de sa responsabilité : le chef de meute, c’était lui », ont réagi auprès de l’AFP Antonin Gravelin-Rodriguez et Rachel-Flore Pardo, avocats de Magali Berdah, estimant que « sans lui, le cyberharcèlement n’aurait pas eu lieu ». Ils qualifient ce dossier comme « la plus grosse affaire de cyberharcèlement qu’ait eu à connaître la justice française ».
En mars 2024, 28 internautes avaient été condamnés pour avoir participé au cyberharcèlement de Magali Berdah. « Je souhaite à M. Yaffa d’être aussi à l’aise devant le tribunal correctionnel qu’il l’est derrière son petit téléphone de l’autre côté de l’Atlantique », a aussi déclaré Me Gravelin-Rodriguez, en référence à la résidence du rappeur à Miami.
Contactés, les avocats de Booba n’ont pas réagi dans l’immédiat.


2 week_ago
12



























.jpg)






French (CA)