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Billets d’avion : les compagnies augmentent déjà leurs prix face à la flambée du carburant

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La hausse du prix du kérosène provoquée par la guerre au Moyen-Orient se répercute sur les billets d’avion : plusieurs compagnies, dont Qantas et Air New Zealand, relèvent leurs tarifs tandis que les routes aériennes se réorganisent.

La hausse brutale du prix du kérosène, conséquence directe des tensions militaires au Moyen-Orient, commence déjà à se répercuter sur les billets d’avion. Plusieurs compagnies internationales ont annoncé ces derniers jours des augmentations tarifaires ou des ajustements de réseau pour faire face à l’envolée des coûts.

En quelques jours, le prix du carburant aérien est passé d’environ 85 à 90 dollars le baril à près de 150 à 200 dollars, selon Air New Zealand. La compagnie néo-zélandaise a relevé ses tarifs et suspendu ses prévisions financières pour 2026 en raison de l’incertitude liée au conflit.

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Dans le détail, les billets ont été augmentés de 10 dollars néo-zélandais sur les vols domestiques, 20 dollars sur les liaisons internationales court-courriers et 90 dollars sur les vols long-courriers. D’autres ajustements de réseau ou de capacité pourraient suivre si la situation perdure.

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Des vols vers l’Europe déjà très remplis

La compagnie australienne Qantas a également indiqué relever certains tarifs internationaux. Elle examine en parallèle la possibilité de rediriger davantage de capacité vers l’Europe, alors que les perturbations du trafic au Moyen-Orient modifient déjà les habitudes de voyage.

La demande est particulièrement forte sur ces routes : les vols de Qantas vers l’Europe affichent plus de 90 % de remplissage en mars, contre environ 75 % habituellement à cette période.

La fermeture ou l’évitement de certains espaces aériens contribue également à faire grimper les prix. Sur les liaisons entre l’Asie et l’Europe, les compagnies doivent souvent rallonger les trajectoires, ce qui augmente la consommation de carburant et réduit la capacité disponible.

Les surcharges carburant repartent à la hausse

Certaines compagnies réactivent aussi les surcharges carburant, longtemps atténuées par la baisse des prix du pétrole ces dernières années.

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Hong Kong Airlines a ainsi annoncé une hausse pouvant atteindre 35,2 % sur ces frais à partir de jeudi. Les augmentations les plus importantes concerneront les vols reliant Hong Kong aux Maldives, au Bangladesh et au Népal.

D’autres transporteurs, comme Cathay Pacific, indiquent revoir ces surcharges chaque mois en fonction de l’évolution des prix du carburant.

Un coût majeur pour les compagnies

Le carburant constitue le deuxième poste de dépense des compagnies aériennes après les salaires, représentant généralement entre 20 % et 25 % de leurs coûts d’exploitation.

Certaines compagnies asiatiques et européennes disposent de programmes de couverture pétrolière (hedging), qui amortissent temporairement les hausses. Mais ce n’est plus le cas de nombreuses compagnies américaines, qui ont largement abandonné cette pratique.

Des effets déjà visibles sur le tourisme

L’incertitude autour du conflit commence aussi à affecter l’industrie du tourisme en Asie. En Corée du Sud, un grand voyagiste a suspendu ses circuits incluant des vols vers le Moyen-Orient et renoncé aux frais d’annulation pour les clients concernés. En Thaïlande, le ministère du Tourisme estime qu’un conflit prolongé pourrait entraîner près de 600 000 visiteurs en moins et plus d’un milliard de dollars de pertes.

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Si les prix du pétrole ont légèrement reflué après des déclarations de la Maison-Blanche évoquant une possible désescalade, les compagnies aériennes restent prudentes. Pour l’instant, la flambée du carburant et les détours imposés aux avions continuent de peser sur l’économie du transport aérien — et, inévitablement, sur le prix des billets.

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