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Vice-présidente de la République serbe de Bosnie pendant la guerre, elle avait été condamnée à onze ans de prison pour crimes contre l’humanité. Elle est morte à Belgrade le 1ᵉʳ octobre, à 96 ans.

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Biljana Plavsic à Belgrade, le 6 septembre 2001. Biljana Plavsic à Belgrade, le 6 septembre 2001.

Il est rare qu’un chef de guerre, devenu criminel de guerre condamné par la justice internationale, opère autant de volte-face au cours d’une vie que Biljana Plavsic. Quoi qu’on pense d’eux, les dirigeants ayant mené leur peuple à la guerre sont généralement convaincus du bien-fondé de leur cause. Puis, quels que soient les jugements extérieurs, ils demeurent la plupart du temps fidèles à leurs engagements, jusqu’au mensonge, jusqu’au déni.

Biljana Plavsic, morte à l’âge de 96 ans le 1er octobre à Belgrade, a annoncé l’agence de presse bosno-serbe SRNA, restera dans l’histoire serbe à la fois comme l’une des plus farouches artisanes du projet de « purification ethnique » durant la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995), puis comme une présidente bosno-serbe d’après-guerre coopérant avec la communauté internationale, avant d’être la première et seule dirigeante serbe à ce jour à se livrer volontairement au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et à plaider coupable de ses crimes.

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