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L'intercollectif Personne à la rue à Nantes lance un rassemblement de soutien aux habitants des bidonvilles menacés d'expulsion dans le quartier de Doulon-Gohards, mardi 18 août.
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Par Farah Sadallah Publié le 17 août 2026 à 18h30
« La plupart des familles se sont déplacées sur trois autres nouveaux lieux dans le quartier, dimanche 16 août », rend compte Philippe Barbo, président de l’association Roata, qui accompagne les familles roumaines vivant dans les bidonvilles à Nantes. Depuis la semaine dernière, les habitants des deux sites Moulin des Marais 1 et les Chaupières, situés sur la Zac de Doulon-Gohards, ont reçu l’ordre de quitter leur lieu d’habitation par la préfecture de Loire-Atlantique.
L’expulsion devrait avoir lieu ce mardi 18 août 2026. En soutien, l’intercollectif Personne à la rue à Nantes (DAL, LDH, Romeurope) lance un rassemblement à 9 h, devant le site du bidonville, à l’angle de la rue de la Papotière et du chemin du Moulin des Marais.
Plusieurs tentatives de négociation
Une manifestation organisée par les familles avait pourtant déjà eu lieu vendredi 14 août 2026, devant la mairie, afin d’obtenir une audience avec les élus pour trouver une solution de relogement, mais les discussions n’ont rien donné.
Contactée par actu nantes, la mairie de Nantes a justifié sa décision : « Concernant la situation de Moulin des Marais 1 et de Chaupières, l’ensemble des acteurs intervenant sur la résorption des bidonvilles ont constaté l’impossibilité de mettre en œuvre un travail de médiation avec les occupants, empêchant ainsi tout accompagnement social des ménages, tandis que de nombreuses difficultés de tranquillité et de sécurité ont été portées à notre connaissance et à celle de la police et de la justice. »
Afin d’empêcher l’expulsion des derniers habitants et la destruction du matériel resté sur place, l’association Roata a souhaité obtenir une audience auprès de la préfecture, ce lundi 17 août, mais sans succès, selon les informations de Philippe Barbo. « Je demande également à la préfecture de ne pas appliquer le délit de flagrance et de reconnaître les nouveaux terrains occupés comme des bidonvilles et qu’une solution de relogement soit trouvée. »
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