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Un gouvernement Drainville modifierait certains programmes d’aides sociales destinées aux demandeurs d’asile afin de réduire « l’attractivité du Québec », estimant que « les Québécois ne peuvent plus assumer » ces coûts.
« La capacité d’accueil du Québec est largement dépassée depuis longtemps. La situation s’explique par l’afflux massif de demandeurs d’asile et à cause d’une concentration excessive de ceux-ci au Québec », a déclaré mercredi Bernard Drainville, candidat à la chefferie de la CAQ, par voie de communiqué.
Ainsi, M. Drainville propose entre autres de limiter à six mois l’accès à l’aide sociale pour les demandeurs d’asile, avec des exceptions, notamment pour les personnes « ayant des contraintes sévères à l’emploi », indique-t-il.
Le candidat supprimerait aussi l’accès au Programme d’allocation-logement, et accorderait la priorité aux citoyens pour les logements sociaux.
« Une pression insoutenable »
Selon le communiqué de M. Drainville, le nombre de demandeurs d’asile est passé de 60 871 à 190 165 entre 2021 et 2025, ce qui exerce « une pression insoutenable sur les finances publiques et les services », selon lui.
Toujours selon ses chiffres, le candidat note que la facture des services publics offerts aux demandeurs d’asile s’élevait à 733 millions en 2024, soit 156,1 millions de plus que l’année précédente.
L’ancien ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs entend aussi demander à Ottawa de « réformer le droit d’asile canadien afin de le restreindre », notamment en refusant l’asile aux personnes ayant traversé la frontière de manière irrégulière et en imposant un délai minimal de dix ans avant l’accès à la résidence permanente.


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