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Par Bérénice Levet
Publié le 16/10/2026 à 16h10, mis à jour le 18/10/2026 à 18h41

TRIBUNE - La jeunesse va mal car elle n’a plus face à elle de véritables aînés, des êtres qui font autorité parce que leur parole vient de plus loin qu’eux-mêmes et qui transmettent la civilisation comme legs à faire sien, estime la philosophe*.
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On a beaucoup glosé sur le contraste entre deux jeunesses. D’un côté, celle qui avait réservé un accueil fervent au pape Léon XIV, de l’autre, celle qui, à quelques jours de distance, avec ses droits en bandoulière, s’indigne, revendique, « bloque » les établissements scolaires quand elle ne les incendie pas.
Mais il est un autre contraste qui aurait mérité et mériterait de retenir l’attention et d’être médité : celui entre deux figures de l’adulte. Deux manières de se rapporter aux jeunes générations. D’un côté, une jeunesse appelée, vouée - et le mot de vocation retrouve ici toute sa force - à des réalités supérieures ; de l’autre, une jeunesse flagornée.
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D’un côté, en effet, le pape, inscrivant la jeunesse dans une histoire, instituant les jeunes Français, quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, comme des héritiers…


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