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TRIBUNE - Les morts de Thomas, Elias, Quentin, Louis et Lyhanna sont les symptômes d’une crise civilisationnelle qui puise sa source, non dans un « patriarcat millénaire » pointé par la gauche, mais dans une société qui a érigé le laxisme en vertu, abandonnant l’être humain à ses maux et à sa fragilité, estime la philosophe*.
Passer la publicité* Dernier livre paru : « Penser ce qui nous arrive avec Hannah Arendt » (L’Observatoire, 2024). À paraître : « C’est chose fragile que l’humanité » (L’Observatoire).
Des enfants meurtriers, des adolescents parfaitement immunisés contre leur propre barbarie, la débâcle du tabou de l’inceste dans les familles, pédophilie en cascade… Thomas, Elias, Quentin, Louis lynchés à mort ; Lyhanna, violée et assassinée ; Hamza, adolescent de 14 ans, semant la terreur au canal Saint-Martin… On égrène les prénoms, on dénonce un « ensauvagement » de la société. « Plus jamais ça », s’époumonent associations et politiques. Les chaînes d’info en continu relaient l’impatience et la colère des Français, qui, nous dit-on, n’entendent pas laisser le feu de la mort de Lyhanna s’éteindre sous la cendre de la vie qui reprend toujours fatalement son cours. La tante de Louis s’y engage : une marche blanche aura lieu, mais ce devra être la dernière.
Certes, le contexte de l’élection…


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