Foi de premier ministre israélien, cela a été «la meilleure des conversations» que Benyamin Netanyahou ait jamais eues avec le président américain. Ce mardi, face à un Donald Trump dont la caractéristique principale est l’imprévisibilité, la réaction du responsable israélien, elle, était attendue. Présentée comme une invitation de Donald Trump, cette septième rencontre directe entre les deux hommes en deux ans servait précisément à cela, à trois mois d’élections prévues en Israël: montrer à son électorat que Benyamin Netanyahou garde «la meilleure des relations» avec l’administration américaine.
Ce n’est pas, tant s’en faut, la première fois que le premier ministre joue dans ce registre. Les rues de Jérusalem ont parfois été décorées de pancartes géantes à la gloire de Donald Trump, l’ami d’Israël. Pourtant, pour cette nouvelle visite, le premier ministre israélien n’a embarqué avec lui aucun journaliste et n’a confirmé son départ que quelques heures auparavant. Aucune photo indépendante n’a été prise pour immortaliser les retrouvailles entre les deux hommes, pour lesquelles l’Israélien est arrivé par une porte dérobée, et qui n’ont pas été ouvertes à un public même restreint, comme c’est de plus en plus souvent le cas à la Maison-Blanche. Aucune rencontre avec les médias ensuite, pas de communiqué commun. Cette rencontre aurait tout aussi bien pu ne jamais avoir lieu.


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