Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré, dans une vidéo diffusée vendredi, que «le peuple juif n'est pas un occupant étranger». Il s'agit d'une réponse directe à une prise de parole de Barack Obama, mardi dernier lors d'un déplacement à Belfast. L'ancien président américaine avait expliqué que «le peuple juif a, pendant des millénaires, été opprimé, discriminé, tué. Ils ont, de manière compréhensible, cherché un refuge dans un endroit où ils avaient des liens historiques. Cela est indéniable.» Mais il avait ensuite ajouté, à propos des Palestiniens: «Ce qui est également indéniable, c'est qu'ils ont pris la terre à des gens qu'ils ont expulsés. Et ces gens ont, de manière compréhensible, dit: c'est une injustice et je veux récupérer ma terre.»
Dans sa vidéo, Benjamin Netanyahu a donc affirmé que «le peuple juif n'est pas un occupant étranger sur la terre de nos ancêtres. Notre histoire n'est pas une entreprise coloniale. Notre terre n'est pas une terre volée. C'est notre patrie. Elle s'appelle la Judée.» Un terme biblique désignant le sud de la Cisjordanie, qu'Israël a conquise en 1967. Le Premier ministre israélien a également qualifié les propos de Barack Obama de «regrettables», sans citer son nom, après que l'Américain a aussi estimé qu'Israël avait «perdu son autorité morale» dans son traitement des Palestiniens. «J'avais dit cela directement à Benjamin Netanyahu quand j'étais président: à un certain point, pour briser le cycle, la partie la plus forte a une responsabilité du fait même de sa force», avait ajouté l'ancien locataire de la Maison-Blanche.
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«Si la position d'Israël est de dire «maintenant que nous sommes l'armée la plus puissante, la plus avancée technologiquement de la région, notre sécurité dépend simplement du fait que nous fassions tout ce que nous voulons, que nous prenions tout ce que nous voulons et que nous ne fassions aucune concession à qui que ce soit», cela peut fonctionner à court terme. Mais, pour vous, c'est une catastrophe», a-t-il encore déclaré.
Le Premier ministre israélien, qui s'était jadis ouvertement allié avec les républicains pour dénoncer la diplomatie du président Obama avec l'Iran, est un allié de Donald Trump. Confronté à des élections serrées le 27 octobre, il a répété à plusieurs reprises aux électeurs que des étrangers souhaitaient sa défaite, s'en prenant notamment au maire de New York, Zohran Mamdani, un critique acerbe d'Israël.


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