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Le club de patinage de vitesse les Cyclones de Codiac a organisé une soirée de visionnement ouverte au public à Dieppe, le jour de la Saint-Valentin, pour montrer leur affection à l'égard des trois patineurs néo-brunswickois qui participent aux Jeux olympiques.
Quand Rikki Doak a mis son patin sur la glace samedi lors du relais, une page de l’histoire des sports au Nouveau-Brunswick s’est écrite.
C'était la première fois que trois patineurs de vitesse sur courte piste du Nouveau-Brunswick se retrouvaient en même temps aux Jeux olympiques.
Brendan Corey, Rikki Doak et Courtney Sarault ont ainsi marqué l'histoire sportive de la province.
Brendan Corey porte les couleurs de l'Australie, en raison de la citoyenneté de son grand-père maternel. Cet athlète a gagné le bronze au 1500 m en 2024 et a presque vu son rêve olympique s’effondrer en mars 2025 lorsque le patin d’un autre compétiteur lui a coupé le cou lors du 1000 m des mondiaux à Pékin.

Courtney Sarault et sa médaille de bronze au 500 m.
Photo : Getty Images / Maja Hitij
Avec une première médaille en argent au relais mixte et une deuxième de bronze au 500 m plus tôt cette semaine, l'athlète de Moncton Courtney Sarault a, elle aussi, marqué l'histoire du N.-B., puisque c'est la première fois qu’une athlète originaire de l'extérieur du Québec remporte une médaille olympique individuelle en courte piste pour le Canada.
Avec ses deux médailles, elle égale le record provincial établi en 1932, à Lake Placid, par Willie Logan, de Saint-Jean.
Le directeur des finances de Patinage de Vitesse Nouveau-Brunswick et ancien président des Cyclones de Codiac, Denis Boudreau, lève son chapeau aux exploits de ces patineurs néo-brunswickois.
On est pas mal tout excités et extrêmement fiers d’eux autres, note-t-il. J’espère vraiment que Courtney réalise ce qu’elle est en train d’accomplir aujourd’hui. Rikki aussi et Brendan […]. Faut qu’ils soient fiers d’eux autres, ce n’est pas évident de se rendre là.
Jean Leblanc, ex-entraîneur des Cyclones, souligne que la communauté de patinage de vitesse est tissée serrée dans les provinces de l’Atlantique.
Les compétitions sont partout. Tu les vois tout le temps [les athlètes], tu vois les mêmes groupes. Tout le monde vient à se connaître, même les parents. C’est pas mal proche et c’est pas mal spécial, explique-t-il.
Les yeux rivés sur Sarault
La soirée pour regarder les épreuves de patinage de vitesse samedi était d’ailleurs organisée par le club où Courtney Sarault a donné ses premiers coups de patin : les Cyclones de Codiac.
L’ambiance était à la fête à la brasserie CAVOK. Une vingtaine de partisans se sont rassemblés pour l’encourager lors des qualifications pour les quarts de finale du 1000.

Le club de patinage de vitesse les Cyclones de Codiac a organisé une soirée de visionnement le jour de la Saint-Valentin pour montrer leur affection à l'endroit des trois patineurs néo-brunswickois qui participent aux Jeux olympiques.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Denis Boudreau dit constater un engouement dans la région pour le patinage de vitesse depuis les victoires de Courtney Sarault.
Il y a beaucoup d’intérêt des gens à qui on parle dans la rue […]. Sur TikTok et sur Instagram, il y a des gens qui parlent de patinage de vitesse. C’est certain que ça crée de l’engouement et c’est bon. C’est une bonne publicité pour le sport, indique-t-il.
Tu la vois à la télévision aux Olympiques, favorite pour gagner des médailles, elle en a déjà deux. C’est incroyable et motivant.
Emma Leblanc, maintenant entraîneuse de patinage de vitesse, connaît Courtney Sarault depuis sa préadolescence, car les deux patinaient avec les Cyclones de Codiac.
C’est vraiment cool de la voir aux Jeux olympiques, on est tous investis. Ça me stresse de le regarder , dit-elle.
Inspirer les plus jeunes
Pour les plus jeunes membres des Cyclones, Courtney Sarault est devenue une source d’inspiration.
C’est vraiment motivant pour quelqu’un comme moi, surtout Courtney Sarault, parce qu’elle vient du même club que moi. Donc, je sais que je peux le faire, right, lance Gabriel Bourque. C’est nice de la voir faire bien aux Olympiques.
Il aimerait aussi suivre les pas de la patineuse et participer aux Jeux olympiques un jour.

Jonathan Pellerin patine pour les Cyclones de Codiac.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Même discours pour Jonathan Pellerin, âgé de 10 ans.
Ça nous fait sentir que, si eux sont capables, nous aussi on serait capable de faire de grandes choses, dit-il.
Le 1000 m sera diffusé lundi sur Tou.tv à 6 h (HNA).
On est extrêmement content pour elle. Je crois que tout le monde va être rivé à leur télévision, dit Denis Boudreau.


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