Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Beatrice Deer se fait conteuse pour «Inuit Legend»

3 month_ago 31

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Des histoires de femmes. Des femmes fortes. Libres à leur façon. Des femmes à honorer. « Je pense beaucoup à la liberté, aux luttes et aux victoires. C’est juste comme ça que je suis, j’imagine, avec tout ce que j’ai traversé dans ma vie. Ça a été vraiment difficile avant que j’arrête de consommer, en 2011. Je pense que ça vient de là », explique Beatrice Deer, qui a donné rendez-vous au Devoir au café Magda, à LaSalle, à propos de ce qui l’a menée à faire un album sur les récits qu’elle a entendus durant son enfance au Nunavik.

Inuit Legend, elle l’a ainsi voulu dans le prolongement de la tradition orale de sa culture. « Je trouve que les légendes sont tellement sombres, tordues et étranges que je me suis dit qu’elles feraient un excellent album rock. Bon, l’album n’est pas aussi rock que je l’avais imaginé au départ, mais il a trouvé son propre son de façon organique », souligne Beatrice Deer. Pour parvenir à une atmosphère très indie rock, tout de même, ses collaborateurs Mark « Bucky » Wheaton (Land of Talk) et Christopher McCarron (Stars) sont allés puiser dans la puissance de son écriture et de sa voix.

« Tous mes albums sont très personnels, mais cette fois, je voulais faire quelque chose de différent qui ne parle pas seulement de moi », ajoute Beatrice Deer. Certaines des histoires qu’elle met en musique dans son huitième disque sont ainsi tirées de légendes, d’autres se sont réellement produites, comme celle de la chanson Epidemic. « Elle parle de ma grand-mère et de son bébé, morts pendant l’épidémie de rubéole, en 1953 », confie-t-elle. Mais toutes ont été transmises de génération en génération et parlent d’une manière ou d’une autre de ce qui se passe là-haut et que l’on connaît finalement très peu ici.

Et puis il y a Falcon and the Woman. « C’est une histoire que j’ai entendue quand j’avais 6 ou 7 ans. C’était ma tante, qui était aussi ma professeure de première année, qui la racontait. Comme j’étais jeune, je ne me souviens pas du reste, mais seulement d’un faucon qui kidnappait une femme et la retenait en otage jusqu’à ce qu’elle réussisse à s’échapper », relève l’autrice-compositrice-interprète. Rapidement, le morceau devient le reflet de sa propre expérience de survivante de violence conjugale : « Pour quelqu’un qui [en] vit, ce n’est pas seulement une prison physique. C’est aussi une prison mentale et émotionnelle. Cette chanson parle de s’en sortir et de reprendre le dessus sur sa vie. De gagner », indique-t-elle.

Libre interprétation

« Parfois, je chante comme si j’étais un protagoniste. Parfois, je chante comme si j’étais la narratrice. C’était intéressant d’essayer d’entrer dans l’état d’esprit de ce que cette personne a dû penser et ressentir », poursuit Beatrice Deer. Que se passe-t-il quand quelqu’un n’a d’autre choix que celui du mariage arrangé, une réalité qui a eu cours dans les communautés inuites jusque dans les années 1960 ? La réponse dans Arranged.

Caterpillar est également l’occasion pour Beatrice Deer d’évoquer l’infertilité et la folie féminine. « C’est mon interprétation de la légende », prévient-elle. Un mari absent à cause de la chasse. Une femme seule qui adopte une chenille parce qu’elle ne peut pas avoir d’enfant. Elle l’allaite, mais l’insecte lui suce en réalité le sang. La femme l’aime pourtant d’un amour inconditionnel. Le dénouement n’est pas heureux. Les riffs sont grunge. « C’est ma façon d’imaginer quelqu’un qui sombre dans la psychose, qui se perd dans son monde et perd contact avec la réalité », mentionne-t-elle avec bienveillance. Dans la tradition, les légendes sont en effet bien plus que des récits populaires. « Ce ne sont pas des histoires inventées. Ce sont des choses auxquelles les Inuits croient vraiment. On ne sait pas à quand elles remontent. »

Les femmes sont partout dans Inuit Legend, jusque sur la pochette, illustrée par une œuvre de la défunte sœur de l’autrice-compositrice-interprète. « Elle est morte en 1989. Elle n’avait que 17 ans. C’était une artiste incroyable. Elle s’est malheureusement enlevé la vie, alors je voulais lui rendre hommage en utilisant son art », dit-elle. Le taux de suicide demeure élevé chez les Inuits, et les traumatismes transgénérationnels sont encore à panser. Beatrice Deer continue de faire de la santé mentale et de la guérison un combat quotidien. « Je comprends à quel point c’est difficile de vivre dans la détresse, dans le désespoir, de pleurer constamment, parce qu’en comparaison des personnes non autochtones, on vit deuil après deuil, perte après perte. Tout le monde est touché, parce qu’on est connectés d’une façon ou d’une autre. Mais il y a une force incroyable qui vient de notre communauté. On est un peuple très particulier », conclut-elle. L’album n’en est que plus fort.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway