Il se fait appeler Jérémy. L’histoire de ce jeune homme aux allures d’enfant sage a déjà passablement agité les esprits et mobilisé un comité de soutien qui a encore donné de la voix ce jeudi sur les marches du Palais de justice de Genève. Accusé d’avoir saccagé et mis le feu à des engins du cimentier Holcim, ce militant du climat avait rendez-vous avec le Tribunal de police pour y répondre de violation de domicile, incendie intentionnel et dommages considérables à la propriété ayant généré une ardoise évaluée à quelque 120 000 francs.
Mais la bataille du jour, comme souvent dans ces affaires sensibles sur le plan des droits fondamentaux, a davantage porté sur les méthodes d’instruction. «Un enchaînement d’anomalies et d’irrégularités», dira une défense remontée à bloc contre les autorités de poursuite pénale. Mes Olivier Peter et Raphaël Jakob ont appelé le juge à enterrer d’emblée «ce mauvais roman», voire à exclure preuves et autres rapports basés sur un profil ADN déclaré illicite par le Tribunal fédéral et sur un numéro de téléphone identifié grâce, dixit la police, à une mystérieuse base de données.


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