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Bas-Rhin : trois mois de prison avec sursis requis contre huit écologistes pour avoir tagué un pont

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Par Le Figaro avec AFP

Le 22 décembre 2025 à 19h19

Des militants d’Extinction Rebellion brandissent des drapeaux devant la raffinerie TotalEnergies à Donges, le 23 mars 2024.

Des militants d’Extinction Rebellion brandissent des drapeaux devant la raffinerie TotalEnergies à Donges, le 23 mars 2024. Damien MEYER / AFP

Les militants d’Extinction Rebellion sont poursuivis pour avoir peint en blanc «Stocamine contamene» - en référence au projet de confinement - sur un pont situé sur la commune de Dorlisheim le 2 novembre.

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Huit militants écologistes, accusés d'avoir tagué un pont d'autoroute dans le Bas-Rhin pour dénoncer un projet de confinement de déchets toxiques, ont comparu lundi devant le tribunal judiciaire de Saverne, où le parquet a requis trois mois de prison avec sursis.

Les militants d'Extinction Rebellion sont poursuivis pour avoir peint en blanc «Stocamine contamene» (sic), en référence au projet de confinement sur un pont situé sur la commune de Dorlisheim le 2 novembre.

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Interpellés alors qu'ils quittaient les lieux, ils ont été «privés de liberté pendant 55 heures», selon leurs avocats, qui expliquent qu'ils ont dû patentier neuf heures pour voir le juge des libertés après 46 heures de garde à vue. Les militants ont également été accusés d'avoir tagué un autre pont quelques jours plus tôt. Devant les juges et une salle comble, les prévenus ont lu à tour de rôle une déclaration dénonçant «la surveillance et le traquage des écologistes».

«Un risque de récidive»

Arguant que plusieurs erreurs avaient été commises dans la procédure, les avocats ont demandé la relaxe de leurs clients. «La loi ne permet pas de placer en garde à vue des personnes pour un tag», a affirmé aux journalistes un des deux conseils des prévenus, Théo Gauthier. Ce dernier a accusé le parquet d'avoir pris des mesures «disproportionnées» contre des messages qui l'ont «dérangé».

Les prévenus «ont le droit à leurs idéaux», a tempéré la procureure Constance Champrenault, justifiant toutefois sa réquisition par le fait que leur comportement, «sans regrets», indiquait «un risque de récidive». Plus tôt dans la matinée, une centaine de manifestants s'étaient réunis devant le tribunal judiciaire pour soutenir les huit militants. «Stocamine contamène aussi devant la justice», pouvait-on lire sur des pancartes. La foule a entonné «42.000 tonnes de déchets, de déchets toxiques, c'est assez», sur un air de Georges Brassens. Le délibéré sera rendu le 15 janvier.

Proche de Mulhouse (Haut-Rhin) le site de Stocamine est une ancienne mine de potasse où sont confinés 42.000 m3 de déchets toxiques (cyanure, amiante, arsenic...). Associations, collectivités locales et riverains s'opposent au projet, craignant qu'il engendre une contamination de la nappe phréatique.

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