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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 24/08/2026 à 13h30
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Selon les autorités, la victime avait été attirée sur le toit de son école de Sonagazi. Ses assaillants lui avaient demandé de retirer la plainte pour harcèlement sexuel contre le principal de l’établissement.
Passer la publicité Passer la publicitéLa justice du Bangladesh a acquitté lundi 24 août en appel faute de preuve dix des seize personnes condamnées à mort en 2019 pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans qui avait porté plainte pour harcèlement sexuel contre le responsable de son école coranique. La mort de Nusrat Jahan Rafi, aspergée d'essence et immolée, avait suscité une vive émotion et déclenché des manifestations à travers tout le pays.
Selon les autorités, la victime avait été attirée sur le toit de son école de Sonagazi. Ses assaillants lui avaient demandé de retirer la plainte pour harcèlement sexuel contre le principal de l'établissement. Face à son refus d'obtempérer, elle avait été brûlée vive. La jeune femme avait succombé à ses blessures quatre jours plus tard, le 10 avril 2019.
Condamnation à mort de deux des suspects
Six mois après les faits, seize suspects, dont l'un des professeurs de la jeune femme et trois de ses camarades, avaient été condamnés à la pendaison par un tribunal spécial du district de Feni (sud-est). Saisi en appel, un tribunal de la capitale Dacca a confirmé lundi la condamnation à mort de deux d'entre eux, dont le responsable de l'école, et commué les peines de quatre autres en réclusion à perpétuité.
«Ces quatre-là ont lié les mains et les pieds de Nusrat et l'ont aspergée de kérosène pour être sûrs qu'elle meurt», a rappelé le représentant de l'accusation, Ruhul Quddus Kazal, à l'audience. Déplorant les «condamnations à mort infligées en vrac» en première instance, les juges ont décidé d'acquitter les dix autres suspects. Sollicité par l'AFP après le verdict, le frère aîné de la victime, Mahmudul Hasan, a requis la protection du gouvernement. «Nous recevons des menaces de représailles de toutes parts», a-t-il confié, expliquant que sa famille se trouvait «sous forte pression».


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