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DÉCRYPTAGE - Entre les « menaces de mort » contre Viktor Orbán et la « prise d’otages » dénoncée par le pouvoir ukrainien, le conflit s’envenime dangereusement entre les deux pays voisins, alors qu’approchent les législatives hongroises du 12 avril.
Cet hiver, un secrétaire d’État du gouvernement de Viktor Orbán avait prévenu un haut diplomate occidental : il ne saurait y avoir de règlement du conflit entre Budapest et Kiev - sa bête noire - d’ici aux élections législatives hongroises du 12 avril. L’escalade tant redoutée est désormais là, déclenchée par l’arrêt des livraisons de pétrole russe à la Hongrie qui transitent par l’Ukraine.
Jeudi, Volodymyr Zelensky a fait savoir qu’il n’entendait pas relancer l’oléoduc Droujba, qui ne livre plus de pétrole depuis une attaque russe supposée, le 27 janvier dernier. Jusque-là, Kiev arguait de difficultés techniques, provoquant l’ire de Budapest, qui dénonçait un chantage pour le faire plier, le gouvernement d’Orban étant opposé à un prêt européen de 90 milliards d’euros à l’Ukraine et à son entrée dans l’UE. Lors d’une conférence de presse, le président ukrainien s’est laissé aller à proférer des menaces ouvertes contre le premier ministre hongrois, menaçant de « donner son adresse aux…


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