Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Banaliser l’exception

2 week_ago 63

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Ce n’est pas qu’une impression sur laquelle on échange entre familles au parc ou dans la ruelle, tandis que petits et grands s’ébrouent. L’exceptionnel se banalise et le temporaire se pérennise bel et bien dans nos écoles. Et c’est tout le monde qui en pâtit, des élèves au corps enseignant, en passant par les directions et les parents.

Une enquête du Devoir montre que le nombre de tolérances d’engagement délivrées par le ministère de l’Éducation a presque triplé en cinq ans. En théorie « exceptionnelle et temporaire », cette mesure qui permet à une personne sans la qualification requise d’obtenir un contrat d’enseignement a été accordée à 8925 reprises en 2024-2025, comparativement à 3332 en 2020-2021. Bon à savoir, ces chiffres excluent ceux qui, en plus d’être non qualifiés, enseignent sans cette tolérance, notamment à titre de suppléants occasionnels.

À Montréal, à Laval, en Montérégie et en Outaouais, la part des enseignants qui sont en situation de tolérance d’engagement pèse spécialement lourd, mobilisant entre 7 % et 10 % du personnel. Les données que nous avons obtenues montrent que ces enseignants sont également surreprésentés là où la part d’expérience et de savoir qui leur fait défaut est paradoxalement ce qui est le plus important, soit en adaptation scolaire.

C’est le monde à l’envers dans un monde déjà en grande vulnérabilité en raison du gel de recrutement dans la fonction publique, des compressions budgétaires, de la violence en hausse et des difficultés d’adaptation et d’apprentissage qui n’arrêtent pas de progresser. Entre autres maux.

Il ne s’agit pas de réclamer la fin pure et simple de cette mesure pensée pour pallier le pire lorsqu’il survient. Ce serait de toute façon irréaliste dans les conditions actuelles de notre réseau de l’éducation en lambeaux. Mais il faudrait au moins travailler à ramener son usage à des proportions soutenables.

On assiste plutôt au mouvement inverse,à une accélération des passe-droits qu’est la tolérance temporaire (renouvelable contre toute logique pendant dix ans), mais aussi à des formations courtes. Celles qui ont le vent en poupe sont toutefois loin d’être la panacée que veut nous vendre le gouvernement caquiste.

On pourrait croire qu’il en a pris acte, puisque le tableau de bord de l’éducation fait état d’une légère baisse du nombre d’enseignants non légalement qualifiés disposant d’une tolérance d’engagement (de 10 400 en mars 2025 à 9251 en février 2026). Mais on aurait tort, car c’est de la poudre aux yeux. Cette baisse est en réalité en partie artificielle, merci à Bernard Drainville. Grâce à lui, il suffit désormais à un enseignant d’être inscrit à l’un des programmes courts pour passer derechef de la colonne des « non qualifiés » à celle des « légalement qualifiés ». Pouf, magie, et ce, avant même d’avoir levé le petit doigt !

Il faut dire que le gouvernement caquiste est passé maître dans l’organisation des colonnes et des chiffres à son avantage. L’entente qu’il a signée avec les médecins de famille est sensiblement de la même eau. À Québec, on s’est félicité cette semaine d’avoir enfin trouvé nos 500 000 gagnants à la loto-médecin. Dans la réalité, ces patients ne sont rien de plus que des noms inscrits sur une liste qui garantit aux médecins un total de 150 millions de dollars en bonifications. Pour les patients, la réalité vient sans garantie. Mais ça fait une sapré belle liste !

En éducation, ce lissage s’appuie au surplus sur un pari risqué, la multiplication des formations courtes, dont certaines sont encore à l’examen. Le hic, c’est que deux solides études sont opportunément venues nous rappeler ces jours-ci les limites de cette pratique dans un écosystème aussi exigeant que celui de l’éducation.

À quoi bon, en effet, recruter dans la précipitation et former à la hâte en démantelant et en aplatissant les formations, en s’inspirant de ce que font nos voisins états-uniens, si c’est pour nous exposer aux limites de programmes qui brillent, mais qui ne sont pas tous d’or, comme celui de Teach for America (TFA), dont on nous a si souvent vanté les vertus ? Vrai, là-bas, on recrute, et même férocement, mais on ne retient pas. Pire, on démobilise et on décourage.

Près de 50 % des enseignants TFA quittent la profession après deux ans ; 80 % après trois ans. En plus de coûter très cher, le roulement incessant qui en résulte amplifie la pénurie et démotive même les plus aguerris, expliquent les experts Mylène Leroux, Stéphane Allaire et Mélanie Tremblay dans l’une de ces deux études.

Dans un texte publié la semaine dernière dans Le Devoir, ces experts en éducation sont formels : d’autres voies gagneraient à être explorées afin de se détacher d’un modèle devenu une béquille dont on ne sait plus se passer et que l’on persiste à présenter comme « une solution miracle » alors qu’il « relève davantage du marketing que de la science ».

La formule est dure. Elle a toutefois le mérite de dire tout haut une vérité dérangeante, tout en mettant en lumière un des traits les plus détestables de ce gouvernement qui, plutôt que d’écouter la science et le terrain, préfère soigner ses tableaux de bord.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway