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- Chute de Bachar Al-Assad en Syrie Chute de Bachar Al-Assad en Syrie Chute de Bachar Al-Assad en Syrie
L’ex-dictateur a fui avec sa famille à Moscou, en Russie, lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes.
Portrait de l’ex-président syrien Bachar Al-Assad dans la vieille ville de Damas, le 14 mars 2019. Un tribunal syrien a condamné, mardi 11 août, en son absence, le président déchu Bachar Al-Assad à la peine de mort, pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » lors de la sanglante guerre civile déclenchée en 2011.
Outre l’ancien dictateur, qui a fui avec sa famille à Moscou, en Russie, lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa, dans le sud de la Syrie, et cousin de Bachar Al-Assad, dans leurs premiers jugements prononcés contre des membres de l’ancien gouvernement.
Les autorités de transition, qui ont renversé Bachar Al-Assad au terme de treize ans de guerre civile, se sont engagées à ce que justice soit faite pour les crimes commis sous son pouvoir. En avril, la justice avait engagé des poursuites contre l’ancien président et d’autres responsables. ONG et gouvernements étrangers avaient alors insisté sur l’importance de la justice de transition pour assurer l’avenir du pays.
Devant un tribunal de Damas, le juge Fakhr Al-Din Al-Aryan a reconnu Bachar Al-Assad coupable de « crimes contre l’humanité et de crimes de guerre » dont les chefs d’« assassinat avec préméditation, meurtre intentionnel de plusieurs personnes, meurtre intentionnel d’enfants de moins de 15 ans, torture ayant entraîné la mort et privation de liberté ». « Il est donc condamné à mort », a-t-il déclaré.
Plus d’un demi-siècle de règne sans partage
La guerre civile syrienne a été déclenchée par la répression sanglante de manifestations prodémocratie, dans le sillage des « printemps arabes », vague de révoltes à travers la région. Plus d’un demi-million de personnes ont été tuées. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, dont beaucoup victimes des exactions généralisées dans les geôles du pouvoir.
Le tribunal a également condamné à mort en leur absence plusieurs anciens responsables militaires et des forces de sécurité, dont le frère de Bachar Al-Assad, Maher, qui dirigeait la 4e division d’élite de l’armée et a aussi fui le pays. L’ancien ministre de la défense, Fahd Al-Freij, et Louay Al-Ali, qui dirigeait les services de renseignement militaire dans la province de Deraa, berceau du soulèvement en 2011, figurent parmi eux. Ils ont été reconnus coupables des chefs de « meurtre, torture ayant entraîné la mort et privation répétée de liberté », également considérés comme des « crimes contre l’humanité » et des « crimes de guerre ».
Le soulèvement syrien a débuté en mars 2011, après l’arrestation de 15 étudiants accusés d’avoir écrit des slogans antigouvernementaux sur les murs de la ville. Selon des habitants, ces étudiants auraient été torturés, ce qui a déclenché une manifestation pour réclamer leur libération, qui s’est soldée par un bain de sang. Les forces de sécurité ont réprimé par la violence des manifestations pacifiques et tiré à balles réelles pour disperser des rassemblements organisés à plusieurs endroits.
La chute de Bachar Al-Assad, qui avait succédé à son père Hafez en 2000, a mis fin à plus d’un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial.
Le Monde avec AFP


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