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ENTRETIEN - Philosophe et écrivain, la fondatrice de l’association Pierre Claver défend un modèle d’intégration centré sur l’attachement et l’amitié. Avec des exemples de réussite.
C’est un livre de portraits, ceux de réfugiés venus trouver en France une liberté perdue. Dans Autres visages, autres mains (Herscher), à paraître le 13 janvier, la photographe Hannah Assouline donne à voir et à lire les témoignages des élèves de l’école Pierre Claver, que l’association éponyme, fondée par Ayyam Sureau, aide à s’intégrer durablement. Celui de Khalilurahman qui s’est senti français lorsqu’il a, un jour, corrigé le participe passé d’un autochtone, d’Adel qui, de demandeur d’asile, est devenu tailleur et a cousu l’habit vert de François Sureau, de Massoud qui n’a jamais bu de vin mais en est devenu un expert...
LE FIGARO. - Quel anniversaire le livre célèbre-t-il pour Pierre Claver ?
AYYAM SUREAU. - Les dix ans de notre partenariat avec Axa pour offrir des bourses d’études à nos élèves. Avant 2015, les élèves s’arrêtaient dans notre maison pour acquérir un certain niveau de français, réfléchir à la vie qu’ils voulaient avoir, se reposer des épreuves endurées. Mais lorsqu’ils…


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