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DÉCRYPTAGE - Des villages reculés en passant par Paris, la baisse de la natalité montre ses effets à l’école primaire mais désormais aussi au collège. Les maires doivent réinventer leur offre.
En 2025, il n’y a pas eu de naissance à Lavoncourt, en Haute-Saône. Une première, en trente ans de mandat, pour Jean-Paul Carteret, qui, avant d’être maire de ce village de 350 habitants, fut pendant dix-huit ans le directeur de l’école communale. « Mais je suis un maire heureux, explique-t-il. J’ai un médecin, un boulanger et une école. »
La gendarmerie et les services de la perception, eux, ont quitté la commune depuis plusieurs années. Et la sociologie des élèves a changé. L’essentiel des parents travaille aujourd’hui dans l’artisanat ou « chez Peugeot, à Vesoul », à une quarantaine de kilomètres, explique le maire. « Il n’y a plus de mixité », constate-t-il. Si l’école a survécu, c’est grâce à des « regroupements pédagogiques » qui ont, par ricochet, privé les villages alentour de leurs bâtiments scolaires. En 1975, déjà, l’école de Lavoncourt accueillait une centaine d’enfants issus de six communes. Cinquante ans plus tard, ils sont 90 et viennent de onze villages.
« Pour…


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