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Avec davantage de plaintes pour agression sexuelle, des dossiers doivent attendre, dit le SPVM

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Il y a une hausse des plaintes d’agressions sexuelles, signale le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) en réaction à l’article du Devoir publié jeudi. Ainsi, les délais de traitement des dossiers « peuvent être longs » pour les plaignantes qui attendent une prise en charge par un enquêteur, reconnaît le commandant de la section des agressions sexuelles, Simon-Luc Tanguay.

« Évidemment, le volume est plus grand actuellement que la capacité de traitement en temps réel », a-t-il déclaré en entrevue jeudi. « C’est difficilement réalisable. »

Les plaintes sont donc évaluées et placées en ordre de priorité, a-t-il expliqué, ajoutant que ce filtrage est « quand même adéquat ».

Jeudi, Le Devoir rapportait le cas d’une jeune femme de 24 ans, qui, après avoir porté plainte pour agression sexuelle au SPVM, s’est fait dire qu’elle pourrait devoir attendre des semaines, voire des mois avant de recevoir l’appel d’un enquêteur de police.

Si des dossiers sont priorisés selon une série de critères — par exemple, s’agit-il d’un enfant ? D’une agression commise en contexte conjugal ? Y a-t-il un risque de récidive ? —, « il y en a d’autres qui doivent attendre », convient le commandant.

« Énorme » hausse du volume de plaintes

Le volume de plaintes d’agressions sexuelles augmente d’année en année : il parle d’une hausse annuelle d’environ 10 %, qu’il qualifie d’« énorme ».

Le commandant aimerait pouvoir traiter tous les dossiers plus rapidement, mais ne veut pas qualifier son unité de « débordée ».

Elle compte actuellement 40 enquêteurs et deux « contrôleures » (des enquêtrices spécialisées et expérimentées) et il n’y a qu’une absence au sein de l’unité actuellement. D’ailleurs, six enquêteurs ont été ajoutés à l’équipe l’an dernier.

Il note que les dossiers d’agression sexuelle demandent beaucoup de délicatesse et d’empathie et qu’il est important que des enquêteurs et des enquêtrices spécialement formés pour ce type de dossiers y soient affectés. « On ne veut pas lésiner sur le soutien aux victimes. On veut le faire le mieux possible. »

Le commandant Tanguay signale que la prise en charge initiale est très rapide et qu’une contrôleure appelle les plaignantes rapidement, « dans quelques jours maximum », afin d’évaluer leurs besoins, de s’assurer de leur sécurité, et afin de déterminer le niveau d’urgence de la plainte.

La jeune femme qui a raconté son expérience au Devoir a attendu une semaine avant de recevoir cet appel.

Elle a l’impression de ne pas être prise au sérieux.

Ce n’est pas le message qu’on veut envoyer, assure le commandant Tanguay. Et ce n’est « jamais agréable de dire à une personne qu’il va falloir attendre quelque temps avant qu’on passe à travers ce dossier-là en termes d’enquête ».

« Maintenant, oui, les délais, ça peut être long. »

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