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Investi dans la mise en avant du continent africain, le collectif parisien Air Afrique va documenter les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, qui débutent le 31 octobre. Ce projet, « Visions neuves », confié à neuf photographes émergents de la diaspora africaine, fait écho au film « Huit Visions », tourné lors des JO de Munich en 1972, où la trace du seul cinéaste africain ayant été sollicité a disparu.
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Ils ne sont ni des combattants de taekwondo ni des adeptes de rugby à VII, mais ont eux aussi en ligne de mire les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, du 31 octobre au 13 novembre. En cette fin du mois d’octobre, Lamine Diaoune, Djiby Kebe, Jeremy Konko et Ahmadou-Bamba Thiam (dit « Thiam »), membres du collectif Air Afrique, s’envolent vers la capitale du Sénégal, « prêts à capturer les archives de demain », comme dit le dernier, pour témoigner de ce premier événement olympique à se dérouler sur le continent africain.
De gauche à droite, Jeremy Konko, Lamine Diaoune et Thiam, trois des quatre membres du collectif Air Afrique, dans leur bureau du 18ᵉ arrondissement de Paris, le 7 octobre 2026. Depuis septembre 2021, les quatre amis, âgés de 25 à 36 ans, installés porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, ravivent l’esprit d’Air Afrique, la compagnie aérienne panafricaine qui fut en activité de 1961 à 2002. Passionné de cinéma, Lamine Diaoune, qui a grandi au Sénégal, a récupéré le nom de la marque, avant de s’associer avec Djiby Kebe, réalisateur d’origine malienne, et Jeremy Konko, photographe autodidacte élevé à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) par des parents togolais. Dans la foulée, Thiam, diplômé en science politique et affaires africaines, s’est agrégé au groupe.
Longtemps, Air Afrique n’a été pour eux qu’un logo sur un avion, dans des films de cinéastes continentaux, comme les Sénégalais Ousmane Sembène et Djibril Diop Mambéty. Mais, lorsqu’ils évoquent la compagnie auprès de leurs parents immigrés en France, le nom résonne. « Les miens sont arrivés de Dakar à bord d’un avion Air Afrique en 1993, tout comme ceux de Jeremy, venus du Togo en 1989 », raconte Thiam. Au-delà de ses affiches vintage, faites d’illustrations colorées ou d’images d’hôtesses tout sourire, le transporteur a incarné, pour beaucoup d’habitants d’Afrique centrale et de l’Ouest, le plaisir de l’évasion et représenté un symbole d’idéal postcolonial et panafricain.
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