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Le candidat aux sénatoriales de novembre dans l’Etat du Maine, représentant de l’aile gauche populiste qui bouscule le Parti démocrate, a dû jeter l’éponge, mercredi, après une série de scandales.

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Le candidat démocrate au Sénat des Etats-Unis Graham Platner, lors d’un rassemblement de campagne pour les primaires à Blue Hill (Maine), le 9 juin 2026. Le candidat démocrate au Sénat des Etats-Unis Graham Platner, lors d’un rassemblement de campagne pour les primaires à Blue Hill (Maine), le 9 juin 2026.

Les démocrates américains cherchent le meilleur moyen de se sortir du désastre dans lequel ils sont empêtrés dans le Maine, et qui pourrait leur coûter le Sénat. Graham Platner, candidat dans cet Etat de la Nouvelle-Angleterre aux élections sénatoriales de novembre, a jeté l’éponge, mercredi 8 juillet, après une accusation de viol, intervenue à la suite d’une longue série de scandales. L’ascension et la chute de cet ostréiculteur de 41 ans racontent l’évolution du Parti démocrate, bousculé par son aile gauche et par une nouvelle génération de personnalités aux accents populistes.

Graham Platner n’avait plus tellement le choix, lâché ces derniers jours par la grande majorité de ses soutiens, y compris Bernie Sanders, le sénateur du Vermont, son parrain en politique. Le comité démocrate du Maine devrait désigner un nouveau candidat avant le 27 juillet.

C’est un article de Politico publié lundi 6 juillet qui a précipité la fin de son aventure politique. Le média en ligne a relayé les accusations de violences sexuelles subies par l’une de ses anciennes compagnes. Jenny Racicot, 41 ans, décrit une relation non consentie, après que M. Platner s’est introduit chez elle, en 2021. Dans une interview à la chaîne CNN, elle a précisé qu’il s’agissait d’« un viol ». Le candidat démocrate a immédiatement nié ces accusations, tout en suspendant sa campagne afin de « prendre le temps de réfléchir à la meilleure voie à suivre ». Quarante-huit heures plus tard, il a publié une vidéo annonçant son retrait, mettant en cause « le système médiatique et l’establishment politique qui agissent comme juge, jury et bourreau », sans exprimer le moindre regret.

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