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Le président américain et son ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr., continuent à faire un lien entre autisme et vaccination alors que la recherche médicale n'a jamais rien prouvé.
Publié le 11/08/2026 09:06
Temps de lecture : 1min
Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison Blanche (Etats-Unis), aux côtés de Jayme Leagh Franklin, fondatrice du média The Conservateur, et Robert F. Kennedy Jr., ministre de la Santé, le 10 août 2026. (ANNA MONEYMAKER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Alors que les États-Unis font face à une épidémie de rougeole sans précédent depuis 35 ans, en raison justement du recul de la vaccination, Donald Trump poursuit son offensive antivax. Saisi par une quinzaine d'États démocrates, un juge fédéral a bloqué une première tentative de réduire le nombre de vaccins recommandés pour les enfants.
Flanqué de son ministre de la Santé vaccinosceptique, Robert F. Kennedy Jr., Trump revient à la charge, à quelques jours de la rentrée scolaire dans plusieurs États. Le président américain vient de signer un décret qui recommande de réduire le nombre de vaccins, d'en réserver d'autres uniquement aux enfants considérés comme à risque et de ne plus vacciner en même temps contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.
Applaudissements dans le bureau ovale, consternation du monde médical. Donald Trump signe ce décret qui recommande de ne plus administrer le vaccin combiné contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, sous prétexte que, selon lui, il pourrait être mortel. Scientifiquement, c'est parfaitement faux.
Finies les injections "de la taille d'une bouteille de soda", se réjouit-il et qu'importe si cela ne corresponde à aucune réalité. Donald Trump prétend combattre ainsi l'augmentation des cas d'autisme, une lubie des vaccinosceptiques. Aucune recherche sérieuse n'a pourtant établi de lien. Ce qui est établi en revanche, c'est que le vaccin combiné, qui justement permet de ne pas multiplier les rendez-vous chez le médecin, augmente la couverture vaccinale. C'est pour cela que les vaccins séparés contre chacune des maladies, les vaccins dits monovalents, ne sont plus ni utilisés ni produits dans les pays développés.


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