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La Gendarmerie royale du Canada (GRC) n’a aucun suspect dans l’enquête qu’elle mène depuis presque un an concernant le feu de Kingston qui a détruit environ 200 maisons dans l’est de Terre-Neuve.
L’inspecteur Adam Palmer a fait le point jeudi à Saint-Jean sur l’investigation lancée l’été dernier. Selon lui, l’enquête suit son cours, mais la cause de l’incendie suspect n’a pas encore été déterminée de façon définitive.
Nous comprenons qu’il est frustrant d’entendre que l’enquête continue, mais il faut limiter les informations que nous partageons pour ne pas nuire à l’enquête, explique l’inspecteur Palmer.
La police lance un nouvel appel aux témoins
Aucune accusation n’a été portée en lien avec le dossier. La police lance à nouveau un appel aux témoins dans le but de faire progresser son enquête.
L'inspecteur Palmer indique que plusieurs suspects potentiels ont été portés à l’attention de la GRC et interrogés au cours de la dernière année, mais que tous ont été blanchis.
Chaque personne qui est blanchie représente néanmoins une étape dans la bonne direction, parce que nous pouvons les exclure de notre investigation, souligne-t-il.
L’automne dernier, plusieurs résidents de la côte nord de la baie de la Conception ont fait part de leurs inquiétudes au sujet d’une vague de feux de forêt suspects, qui n’a pas été prise au sérieux, selon eux.
Certains se sont dits ignorés par la GRC et se sont organisés pour patrouiller dans la forêt et les sentiers, à la recherche de suspects et d’indices.

Le caporal Jesse O’Donaghey, le responsable des relations avec les médias pour la GRC à Terre-Neuve-et-Labrador, a aussi participé à la conférence de presse.
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler
L’inspecteur Palmer affirme qu’une révision des activités de la GRC pendant les feux se poursuit, en collaboration avec le gouvernement provincial.
La GRC respecte-t-elle ses obligations linguistiques?
L’inspecteur Palmer a participé à la conférence de presse aux côtés du caporal Jesse O’Donaghey, le responsable des relations avec les médias.
Aucun mot de français n’a été prononcé pendant le point de presse, pendant lequel l’inspecteur Palmer a répondu aux questions devant deux bannières où il était écrit La Terre-Neuve-et-Labrador.

Sur l'une des bannières à la conférence de presse au bureau de la GRC, à Saint-Jean, jeudi, il est écrit : « La Terre-Neuve-et-Labrador ».
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler
Questionné au sujet de l’erreur et de l’absence du français à la conférence de presse, l’inspecteur Palmer a indiqué que la GRC prenait très au sérieux ses obligations linguistiques en tant qu’organisation fédérale assujettie à la Loi sur les langues officielles.
Aujourd’hui, nous parlons en anglais parce que la région du nord de la baie de la Conception est principalement anglophone, a-t-il expliqué.


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