Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Près d’un mois après la prise de la ville portuaire par le groupe armé, les civils qui n’ont pas fui reprennent peu à peu leurs activités, mais vivent dans la peur.

Article réservé aux abonnés

Des Yéménites déplacés au milieu des stocks d’aide humanitaire au camp d’Al-Firdaws, à Ras Imran, à l’ouest d’Aden (Yémen), le 5 octobre 2026. Des Yéménites déplacés au milieu des stocks d’aide humanitaire au camp d’Al-Firdaws, à Ras Imran, à l’ouest d’Aden (Yémen), le 5 octobre 2026.

Bientôt un mois que Zaïd (tous les prénoms ont été modifiés pour des raisons de sécurité) retient son souffle. Le 10 septembre, les houthistes, soutenus par l’Iran, se sont emparés de sa ville, Moka, dernier gros port avant le détroit de Bab Al-Mandab, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. « La ville n’est plus la même et notre vie a changé du tout au tout, en passant sous contrôle d’Ansar Allah [le nom du mouvement houthiste] », explique l’homme, contacté par téléphone.

Entre le 9 et le 10 septembre, Zaïd a vu Moka se vider. D’abord, les forces de la Résistance nationale dirigées par Tareq Saleh, l’une des composantes du camp anti-houthistes, se sont retirées de la ville, qu’elles contrôlaient avant même l’arrivée du groupe islamiste. Puis les civils ont fui en nombre, par peur des combats ou du passage sous la nouvelle autorité. « Prendre la route vers Aden [dans le sud du pays] avec ma famille au milieu des militaires nous mettait en danger. Nous risquions d’être bombardés. » Zaïd a donc décidé de rester. « J’ai suivi les événements sur Facebook, et à travers la vitre de ma fenêtre », raconte-t-il.

Il vous reste 84.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.