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France 25/07/2026 17:46 Actualisé le 25/07/2026 18:11
Le parc des expositions de Bordeaux sert de centre d’accueil pour les milliers d’évacués venus du bassin d’Arcachon et des communes proches de la métropole menacées par l’incendie.
Par Émilie Garcia avec AFP
Au milieu des lits de camp et des cartons de vivres, des milliers d’évacués, angoissés par le devenir de leur maison ou interrompus dans leurs vacances, tentent de reprendre leurs esprits dans le centre d’accueil de Bordeaux ce 25 juillet après avoir fui le feu qui ravage la Gironde, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.
La plupart des évacués, venus du bassin d’Arcachon et de communes proches de la métropole désormais menacées par le feu, sont arrivés dans la nuit au parc des expositions de Bordeaux.
Une médecin mobilisée, Marie Decroix, part à la rencontre des familles et note quelques mots sur un calepin. « Je recense les besoins, surtout ceux des enfants, et je rappelle les signes de déshydratation », explique-t-elle.
Un poste de secours et un dispositif pour aller chercher des médicaments à la pharmacie ont été mis en place. Plusieurs bus ont été affrétés pour transporter des personnes âgées, regroupées dans un espace dédié.
D’après le maire de Bordeaux Thomas Cazenave, entre 5 000 et 6 000 personnes ont trouvé refuge dans ces hangars. Et « aujourd’hui on peut facilement passer de 5 000 à 10 000 (places d’hébergement, NDLR) et faire face à de nombreux cas, si jamais on devait étendre le périmètre d’évacuation sur la métropole », a-t-il assuré samedi devant la presse.
Des masques sont distribués à la demande. De la fumée flotte toujours dans l’air, plus respirable malgré tout que la veille au soir, où l’odeur âcre de feu s’était répandue sur Bordeaux.
« Comme un volcan »
« On est arrivés hier (vendredi) vers 19 heures. On a mis à peu près quatre heures pour arriver, parce qu’il y avait des bouchons », raconte Frédéric Tavitian, retraité de 70 ans, assis sur son lit de camp, guitare à la main. Il réside à 50 kilomètres.
« À 15 heures, on nous a dit : “il faut évacuer”. On a vu des colonnes de fumée, comme un volcan qui allait exploser. Et on est partis », confie-t-il. « C’est vraiment la galère. C’est comme ça. Il faut faire avec », lâche-t-il, « fatigué faute d’avoir dormi » à cause du « brouhaha incessant ».
La solidarité s’organise et des habitants de Bordeaux sont venus spontanément apporter de l’aide. Les animaux ne sont pas oubliés : plusieurs dizaines de chats et de chiens ont accompagné leurs maîtres jusqu’au centre d’accueil. Sacs de croquettes et de litière sont à disposition.
« Jamais, jamais, ô grand jamais je n’avais vécu ça, et pourtant j’ai voyagé dans le monde entier et j’ai connu toutes sortes de situations », souffle Kelly Nuala, touriste irlandaise de 75 ans venue passer des vacances en famille dans la région. Heureusement, ajoute-t-elle, « tout le monde est très gentil, nous devons être reconnaissants ».


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