NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Six mois après avoir participé aux manifestations anticorruption au Népal, Amrita Ban, 23 ans, votera jeudi dans l’espoir que le nouveau gouvernement « fera vivre l’esprit de notre mouvement » et prendra en compte les revendications de la jeunesse.
Elle reste hantée par la révolte de septembre 2025, qui a fait au moins 77 morts et provoqué la démission du gouvernement.
« Il m’a fallu des mois pour retrouver un sommeil normal », explique-t-elle à l’Agence France-Presse.
« Dès que je fermais les yeux, j’entendais des coups de feu », confie la jeune femme.
Une interdiction d’accès aux réseaux sociaux décrétée par le gouvernement de K.P. Sharma Oli, premier ministre à quatre reprises, avait mis le feu aux poudres.
Révoltés par le manque de perspectives d’emploi et écœurés par la corruption d’une élite politique vieillissante, les jeunes de la génération Z étaient descendus le 8 septembre dans les rues de ce pays himalayen.
Le lendemain, ils ont laissé exploser leur colère, incendiant des dizaines de bâtiments.
« Les candidats que je soutiens sont ceux que j’estime aptes à faire vivre l’esprit de notre mouvement » , explique Mme Ban, qui, depuis, n’a pas cessé d’encourager les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales.
Près de 19 millions d’électeurs — dont plus de 800 000 nouveaux inscrits — se rendront aux urnes jeudi pour élire les 275 membres de la chambre basse du Parlement.
Les milliers de jeunes qui ont manifesté sous la bannière de la génération Z n’ont pas leur propre parti.
Toujours très mobilisés, ils conservent une influence considérable, notamment sur les réseaux sociaux.
« Nous ne sommes pas en lice pour les élections, mais nous resterons actifs pour faire entendre nos voix, la rue est avec nous », affirme Yujan Rajbhandari, 24 ans.
« Garder un regard critique »
Certains ont apporté leur soutien aux nouveaux candidats prônant le changement et se réclamant du mouvement de la génération Z.
« Ils ne peuvent pas nous oublier s’ils gagnent », veut croire Astha Basnet, 22 ans, selon qui « il y a eu une prise de conscience politique chez les plus jeunes ».
« Les électeurs de notre génération » restent « très curieux » des partis, de leurs programmes et des candidats, affirme-t-elle, tout en soulignant leur enthousiasme et « leur sens des responsabilités ».
Certains militants font toutefois une mise en garde contre la tentation de confondre popularité et compétence, ou d’ignorer l’expérience sous prétexte de nouveauté.
« Il existe un danger pour notre démocratie si nous choisissons le populisme plutôt que la compétence », souligne Riyab Baniya, 21 ans.
« En ce moment, ceux qui parlent le plus fort gagnent en popularité, mais nous devons garder un regard critique — et soutenir ceux qui porteront réellement nos revendications », prévient-il.
Beaucoup de ceux qui ont participé au mouvement de contestation sont restés en marge des partis politiques traditionnels, ce qui fait planer le doute sur la prise en compte de leurs demandes.
« Nous avons fait entendre notre voix contre la mauvaise gouvernance et la corruption », rappelle Janak Pokharel, 28 ans.
« Mais les partis et leurs dirigeants doivent disposer d’une feuille de route claire pour savoir comment s’attaquer à ces problèmes et aux difficultés de longue date qui perdurent. »
Plus de 3400 candidats sont en lice pour les législatives, dont 30 % ont moins de 40 ans, et certains ont émergé dans le sillage des manifestations.
« Nous ne voulons pas seulement de nouveaux visages : il faut un vrai changement de culture — la société n’en pouvait plus des anciens dirigeants », rappelle Mme Ban.
« C’est une période de mise à l’épreuve pour les courants du renouveau politique. »


3 month_ago
43



























.jpg)






French (CA)