Elle entre en scène juste avant la Suisse, qui passera les prochaines heures à défendre sa place en quart de finale face à une Colombie coriace. Naïka, tête d’affiche du Montreux Jazz Lab mardi soir, c’est un peu l’anti-Mondial. Chez elle, les nations ne s’affrontent pas, elles fusionnent. Pas de camps: elle dribble librement avec les cultures et les langues, la semelle légère – la musique comme un terrain sans ligne de touche qu’elle arpente, vivacité d’ailière, panache de capitaine. «So viens ici dans mes bras/Won’t bite, one bite, peut-être», chante la fleur géante aux lèvres carmin, sur l’écran, qui la précède. Polyglotte et enchanteresse.
Une juste description de Naïka – même si elle-même avait noté un jour sur son moodboard «tropicale, vintage, glamour». Inratable, surtout. A 31 ans, la Franco-Haïtienne est de ces phénomènes qui affolent tous les radars: million d’abonnés sur Instagram, millions d’écoutes pour son premier album sorti début 2026, Eclesia, tournée internationale à guichets fermés – y compris aux Docks de Lausanne en février dernier et donc à Montreux.


2 week_ago
28























.jpg)






French (CA)