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Selon une étude du Haut-Commissariat au plan du royaume, le modèle de la famille traditionnelle marocaine a fortement évolué ces dernières années, cédant progressivement la place à une structure nucléaire.

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Une famille marocaine à Taroudant, au Maroc, en septembre 2023. Une famille marocaine à Taroudant, au Maroc, en septembre 2023.

C’est un changement en profondeur, moins voyant que la construction de stades pour la Coupe du monde de football 2030 ou l’apparition de lignes de tramway dans les grandes villes, mais sans doute plus révélateur des évolutions de la société marocaine. Selon les premiers résultats d’une enquête publiée le 8 avril par le Haut-Commissariat au plan du royaume, le modèle traditionnel de la famille, socle historique de socialisation et de transmission des valeurs et pratiques culturelles, a muté entre 1995 et 2025.

Désormais, relève le rapport, dont les données sont issues d’un large sondage basé sur la participation de 14 000 ménages, les mariages sont plus tardifs, avec un âge moyen de 26,3 ans chez les femmes et 33,3 ans chez les hommes. Plus surprenant : la moitié des célibataires interrogés indiquent ne pas vouloir se marier.

« La scolarisation généralisée des filles et la forte diminution des mariages précoces arrangés expliquent en partie ces données, analyse la sociologue Soumaya Naamane Guessous. Mais le coût du mariage, de plus en plus élevé, ainsi que la transformation de l’idéal conjugal jouent également un rôle déterminant. »

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