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L’établissement de ces zones, parrainées par Washinghton et confiées à l’armée libanaise, est prévu par l’accord-cadre signé en juin par Israël et le Liban pour mettre fin à l’état de guerre.

Checkpoint maintenu par l’armée libanaise dans le village de Froun, au sud du Liban, le 16 juillet 2026. Checkpoint maintenu par l’armée libanaise dans le village de Froun, au sud du Liban, le 16 juillet 2026.

L’armée libanaise a annoncé, mardi 21 juillet, avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l’armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d’un accord avec Israël sur les « zones pilotes » parrainé par Washington. Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

« Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zaoutar El-Charkiyé », une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l’armée. Des médias libanais ont montré des véhicules de l’armée, l’un d’eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la « zone de sécurité » établie par l’armée israélienne.

L’établissement de « zones pilotes » confiées à l’armée est prévu par l’accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l’état de guerre entre eux. Ce déploiement est le premier test de l’accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien. Le département d’Etat américain avait annoncé lundi soir que l’armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zaoutar El-Charkiyé, Froun et Srifa. Mais l’armée israélienne n’est pas présente dans ces deux dernières localités.

« C’est l’occasion pour l’Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah », avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine. L’armée israélienne a, pour sa part, déclaré qu’elle allait « adapter son dispositif dans l’une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal [l’armée israélienne] et en préservant son droit à l’autodéfense et à la neutralisation des menaces ».

Le Monde avec AFP