Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Embauchés par des reponsables politiques pour assurer leur sécurité ou intimider leurs rivaux, ces jeunes n’hésitent pas à faire preuve de violence. Dimanche, un rassemblement du mouvement d’opposition Linda Mwananchi a été attaqué dans l’ouest du pays. A un an de l’élection présidentielle, le phénomène inquiète.

Article réservé aux abonnés

Des « goons » lors d’affrontements dans le centre-ville de Nairobi, le 17 juin 2025. Des « goons » lors d’affrontements dans le centre-ville de Nairobi, le 17 juin 2025.

Alex (le prénom a été changé à sa demande pour des raisons de sécurité) rêve d’ouvrir son propre salon de barbier à Nairobi, la capitale kényane. Faute de fonds, pour le moment, le trentenaire joue les gros bras. Depuis cinq ans, il enchaîne les missions de « goon », le surnom des hommes de main payés pour assurer la sécurité de certains responsables politiques ou intimider leurs opposants.

Ces nervis, déployés par dizaines pour bousculer les cortèges lors des grandes contestations antigouvernementales de 2025, se font régulièrement remarquer lors de manifestations politiques. Dernier épisode en date, dimanche 16 août, un rassemblement du mouvement d’opposition Linda Mwananchi, à Homa Bay, dans l’ouest du Kenya, a été marqué par des scènes de chaos. Dès le matin, des groupes d’hommes armés de bâtons et de machettes ont été vus circulant dans la ville, agressant les passants et bloquant des routes.

Avant cela, mi-juillet, ce sont des électeurs et des journalistes qui avaient été attaqués lors de l’élection partielle dans la circonscription d’Ol Kalou, à environ 150 kilomètres au nord de Nairobi. Le mois précédent, les « goons » avaient perturbé une réunion dans la cathédrale All Saints de Nairobi, au cours de laquelle des organisations de la société civile décortiquaient le nouveau budget du gouvernement.

Il vous reste 74.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.