Donner de la hauteur d’emblée. C’est ce qu’Anne-Christine Liske, directrice à Nyon du Festival des arts vivants depuis 2022, voulait en ouverture de ce rendez-vous aussi exigeant que généreux – une dizaine de spectacles jusqu’au 22 août. Mercredi soir, elle a été comblée. Deux gestes d’amour qui sont aussi des actes politiques. Deux pièces ultrasensibles, précieuses pour cette raison.
Des voix aux antipodes a priori, à entendre ce jeudi encore. A la Salle des Marchandises, la Française Patricia Allio portraiture son extraordinaire grand-mère, Julienne, paysanne et ouvrière bretonne, l’héroïne à jamais de sa petite-fille. Cette histoire de filiation, la metteuse en scène l’a titrée Autoportrait à ma grand-mère. Au même moment, à l’Usine à Gaz, la jeune performeuse palestinienne Marah Haj Hussein suggère dans Language: no broblem que la langue est un maquis, l’espace sans cesse menacé d’une dissidence.


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