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Au Festival de Cannes, Eye Haïdara va briller, mais son incroyable année ne se limite pas aux cérémonies

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Culture 12/05/2026 07:00 Actualisé le 12/05/2026 09:49

Entre sa présence sur la Croisette, la sortie prochaine du film d’espionnage « Mata » ou le récent succès de « La Maison des femmes », l’actrice française de 43 ans est plus que jamais présente dans le paysage du cinéma français.

Eye Haïdara, ici au mois de décembre 2025, à Marrakech.

ABDEL MAJID BZIOUAT / AFP

Eye Haïdara, ici au mois de décembre 2025, à Marrakech.

EN BREF Eye Haïdara, maîtresse des cérémonies du Festival de Cannes 2026, des 12 et 23 mai est la première actrice noire à tenir ce rôle.
Elle sera aussi sur le tapis rouge pour « L’Objet du délit » d’Agnès Jaoui, présenté hors compétition.
Eye Haïdara enchaîne les projets en 2026, entre le Festival de Cannes, le succès de « La Maison des femmes » et la sortie prochaine du thriller « Mata » de Rachel Lang.

Avant elle, il y a eu Isabelle Huppert, Monica Bellucci, mais aussi Virginie Efira et Vincent Cassel, ou plus récemment encore Laurent Lafitte. À compter de ce mardi 12 mai, c’est au tour d’Eye Haïdara de briller sur la Croisette en qualité de maîtresse des cérémonies de l’édition 2026 du Festival de Cannes.

Un rôle qu’elle est « fière et heureuse d’endosser », comme elle l’a précisé sur Instagram, suivant l’annonce officielle au mois de mars. « C’est pour moi un immense privilège que de m’inscrire dans cette histoire et dans cet héritage aussi prestigieux », a confié l’actrice de 43 ans à ses quelque 21 000 abonnés.

À quoi vont ressembler les soirées d’ouverture et de clôture entre ses mains ? Va-t-elle miser sur un humour pince-sans-rire pour pointer du doigt les anomalies du festival, comme l’absence des grands studios hollywoodiens cette année ? Ou rendre un hommage passionné à l’irréductible glamour de la grande messe du cinéma ?

Pour l’instant, mystère. La comédienne, qui raconte dans les colonnes du magazine Infrarouge avoir accepté ce « challenge un peu fou » sans trop y croire au départ, explique avoir « tellement aimé » le travail d’une de ses prédécesseures : l’actrice Camille Cottin, qui a lancé les festivités en 2024 « avec beaucoup de justesse ».

Cette année-là, sa consœur avait fait fort sur la scène du Palais des festivals en taclant avec le bagou qu’on lui connaît Harvey Weinstein et le patriarcat. « Ah oui. Je précise que les rendez-vous professionnels nocturnes dans les chambres d’hôtel des messieurs tout-puissants ne font plus partie des us et coutumes du vortex cannois », ironisait-elle.

Eye Haïdara chez Agnès Jaoui

Pour Eye Haïdara, revêtir ce costume a son importance, aujourd’hui. Première actrice noire aux manettes des cérémonies, elle estime surtout que « cela raconte quelque chose de [son] parcours et signifie [qu’elle s’inscrit] dans le paysage du cinéma français », pour reprendre ses mots dans cette même interview pour Infrarouge.

Femme de ménage et avocate pour le petit écran, taularde et nounou pour le grand… Célébrité discrète dans les médias, la comédienne - révélée au grand public dans son rôle de wedding planner excédée dans Le Sens de la fête, en 2017 - s’est fait un nom sur lequel il faut désormais compter, au gré d’héroïnes des plus variées.

Dernière preuve en date : dans L’Objet du délit, nouvelle comédie d’Agnès Jaoui présentée hors compétition lors de ce même Festival de Cannes, elle y incarne une certaine Cora, la chanteuse d’une troupe d’opéra enrôlée pour interpréter le personnage de Chérubin dans une adaptation moderne des Noces de Figaro.

Eye Haïdara, espionne dans Mata

Un peu plus tôt dans l’année, elle était Awa, infirmière remontée contre le manque de moyens dédiés à la Maison des femmes dans un film de Mélissa Godet inspiré de l’histoire de ce centre d’accueil féministe, aux côtés de Karin Viard et Juliette Armanet. Un joli succès dans les salles, où se sont pressés près de 500 000 spectateurs pour le voir.

« Ce que j’aime dans le cinéma, c’est raconter les détails d’humanité de gens qu’on croise tous les jours, a confié l’actrice sur le plateau de C à vous, en décembre dernier. J’aime raconter mes voisins, mes voisines. »

Des agents de la DGSE se cachent-ils dans son immeuble ? Gros clin d’œil à son rôle dans Mata, thriller d’espionnage musclé de Rachel Lang (Mon légionnaire) dans lequel sa mission consiste à jouer des coudes pour sauver son équipier pris en otage. Il sort à quelques jours de la clôture de Cannes, signe supplémentaire d’une année 2026 qui ne se vit pas qu’en robe de soirée pour elle.

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