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Au-delà des agences : Le défi du maintien des soins 24/7 en région

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Santé Québec Bas-Saint-Laurent est confiant de ne plus avoir recours à des agences privées d’ici le 31 octobre 2027. Une prolongation d’une année lui a été accordée par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) il y a quelques semaines, puisqu’au départ, la fin au recours à la main-d'œuvre indépendante (MOI) devait avoir lieu le 18 octobre prochain, chose qui n’était pas possible.

Le président-directeur général de Santé Québec Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho, affirme que du travail avait déjà été fait pour diminuer le nombre d’heures de la main-d'oeuvre indépendante (MOI) en vue du 18 octobre prochain. On était à 183 000 heures l’année passée, mais cette année, on visait déjà 75 000 [ heures], donc il y avait quand même eu une réduction qui allait se poursuivre, explique-t-il.

Dr Jean-Christophe Carvalho.

Dr Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général de Santé Québec Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque

Malgré ses efforts depuis avril pour atteindre l’objectif de ne pas avoir recours à la MOI, Santé Québec Bas-Saint-Laurent a encore besoin des agences privées pour maintenir un service à la population.

En août dernier, Santé Québec expliquait par écrit que les régions concernées [par la prolongation] font face, à différents degrés, à des défis particuliers en matière d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre, de disponibilité des logements, de mobilité et d’accès à la formation.

Même s’il lui reste encore une année avant la date butoir, le Dr Carvalho explique que couper l’ensemble de ses liens avec les agences privées ne se fera pas sans défi. Il estime que ça implique d’aller jouer dans des secteurs qui sont 24/7, qui donne des services en continu à la population, pour lesquels on veut aussi être en capacité de maintenir les services.

Plus de 410 000 heures ont été travaillées en 2024-2025 par de la main-d'œuvre indépendante alors qu'en 2025-2026 ce nombre d'heures se chiffrait plutôt à plus de 183 000.

Bien qu'il s'agit d'une diminution de 55 %, ces données sont loin de l'objectif zéro qui était initialement prévu le mois prochain.

Poste d'infirmières à l'hôpital.

La main-d'oeuvre indépendante est encore indispensable au bon fonctionnement des établissements de santé au Bas-Saint-Laurent. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Myriam Fimbry

Actuellement, l’organisation compte sur l’aide d’une cinquantaine de personnes venant d’agences privées pour l’ensemble du Bas-Saint-Laurent.

Pour pallier ses besoins, Santé Québec Bas-Saint-Laurent pourra compter sur l’aide de l’équipe volante publique. Dans les prochaines semaines, des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes viendront en renfort aux établissements de santé de la région, surtout aux secteurs 24/7. On ignore toutefois le nombre de personnes qui se grefferont aux équipes de la région.

Le Témiscouata bénéficiera particulièrement de ces professionnels de la santé en raison d’un manque prononcé de main-d’œuvre.

Des personnes qui marchent.

Des centaines de personnes ont participé à une marche pour témoigner de l'importance des soins de santé au Témiscouata. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Cependant, selon la présidente du syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent, Cindie Soucy, l'équipe volante publique ne sera pas suffisante.

Actuellement la main-d’œuvre indépendante n'est pas suffisante parce que du temps supplémentaire et du temps supplémentaire obligatoire, il s'en vit régulièrement sur le territoire du Bas-Saint-Laurent, des plans de contingences, il s'en vit régulièrement sur le territoire, tout comme des bris de services en obstétrique, explique-t-elle.

Portrait rapproché de Cindie Soucy, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Bas-Saint-Laurent

Cindie Soucy, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Bas-Saint-Laurent

Photo : Gracieuseté Cindie Soucy

Depuis le printemps 2025, les services en obstétrique sont suspendus à Notre-Dame-du-Lac en raison d’un manque de personnel. L’urgence de Mont-Joli pour sa part est fermée à partir de 16 h les fins de semaine en raison d’un manque de médecins.

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