Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Le ministère de la culture voit son budget 2027 chuter de 10 % dans le projet présenté par le gouvernement d’extrême droite. Les artistes dénoncent une attaque sans précédent, qui touche aussi les lieux de mémoire de la dictature.

Article réservé aux abonnés

José Antonio Kast, lors d’un déplacement à La Paz, en Bolivie, le 16 octobre 2026. José Antonio Kast, lors d’un déplacement à La Paz, en Bolivie, le 16 octobre 2026.

« La culture, ça se défend, ça ne se réduit pas ! » Dans une allée piétonne du fourmillant centre-ville de Santiago, au Chili, les slogans et les chants des manifestants montent en écho jusqu’aux locaux du ministère de la culture, jeudi 15 octobre. Comédiens, chanteurs, écrivains, scénaristes… La troupe est éclectique, pas forcément habituée à brandir des pancartes. « C’est la première fois que nous sommes confrontés à cette situation. Le budget de la culture augmentait chaque année, même si parfois faiblement. Il y avait toujours un espace de dialogue. Mais ce gouvernement considère la culture comme un danger », souffle Alejandra Jiménez Castro, directrice de l’Union nationale des artistes, regroupant de nombreuses organisations culturelles.

Actrice et ex-directrice de cirque, elle se mobilise contre les coupes massives prévues par le gouvernement d’extrême droite de José Antonio Kast. La loi de finances pour 2027, présentée le 30 septembre, prévoit 440 milliards de pesos (396 millions d’euros) pour la culture. Une baisse de 10,1 % par rapport au budget 2026 ajusté en cours d’année et de 16,5 % par rapport à la loi initialement approuvée fin 2025. Inspiré de la « tronçonneuse » de l’Argentin Javier Milei, le gouvernement de l’ultralibéral José Antonio Kast a, en effet, déjà procédé à des réductions par décrets après sa prise de fonctions en mars.

Il vous reste 77.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.