NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Depuis mars, Gérard Soucasse est le nouveau maire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Quelques semaines après sa prise de fonction, l'élu se confie sur ses premières impressions.
Article réservé aux abonnés S'abonner

Par Aurélien Delavaud Publié le 10 mai 2026 à 10h00
Passer de premier adjoint à maire, même quand on a déjà une belle expérience d’élu, c’est une sacrée étape. Les responsabilités et les attentes des habitants, pour commencer, ne sont plus les mêmes. C’est la situation que rencontre Gérard Soucasse, le nouveau maire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), depuis son élection, fin mars. Sa prise de fonction, ses priorités, la répartition des tâches ou encore la question brûlante de la police municipale : l’élu se confie, après quelques semaines de mandat.
Depuis que vous avez pris vos fonctions de maire, qu’est-ce qui a changé dans votre vie quotidienne ?
Ce qui a changé, déjà, c’est ma vie professionnelle. Avec mon statut d’élu, pour pouvoir remplir mon mandat dans les meilleures conditions, j’utilise tout ce dont je dispose au niveau du droit du travail pour concilier les deux, ce qui n’est pas une chose facile. Je comprends très bien que pour mes employeurs, c’est aussi quelque chose de compliqué, parce que j’ai un poste à responsabilité. Ça suppose des aménagements à court terme qu’on ne pouvait pas anticiper avant d’être élu. Grosso modo, je suis passé à mi-temps.
Il était important pour vous de conserver votre emploi en parallèle de votre rôle de maire ?
C’est un besoin parce que j’aime mon métier. Avant, quand j’étais adjoint ou premier adjoint, je n’usais pas de mon droit de délégation. Là, quand vous avez à la fois un statut de maire, de conseiller métropolitain et que vous représentez la commune, par correction vis-à-vis de nos électeurs, je trouve normal de me donner tous les moyens possibles d’exercer mes mandats dans les meilleures conditions.
Est-ce que vous ressentez de la pression depuis que vous êtes en première ligne ?
Franchement, de la pression, non. Je m’explique : je suis du genre à appréhender les choses sereinement, même si ce n’est pas toujours facile. J’aime les choses mûrement réfléchies et prendre du recul. Après, je sens bien que les responsabilités sont sur mes épaules, il y a des sollicitations de personnes qui veulent faire bouger les choses. Ça fait partie du rôle de l’élu, mais j’ai une équipe autour de moi qui en fonction des thématiques est plus à même de répondre que moi.
Dans cette équipe, vous pouvez vous appuyer sur l’expérience des adjoints déjà présents lors du mandat précédent ?
Pas tant que ça, en fait. Quand j’étais premier adjoint de Karine Bendjebara-Blais, il y avait sept adjoints et un conseiller municipal délégué. Il y a eu du changement car les seuls adjoints de l’ancienne équipe qui sont encore là ce sont Stéphane Demandrille et Patrick Michez. D’autres étaient déjà élus, mais pas dans un rôle d’adjoint. L’idée, c’était d’avoir une équipe élargie, notamment avec trois conseillers municipaux délégués.
Qu’en est-il des finances, votre délégation depuis très longtemps ?
On a créé cinq commissions, dont une commission finances, que je présiderais. Je m’étais posé la question de nommer ou non un adjoint aux finances. Je pense, vis-à-vis des Saint-Aubinois, que c’était une carte maîtresse vu que les habitants me faisaient confiance pour ça et qu’il n’y avait pas de nécessité à déléguer cette fonction. Mais je n’exclus pas, en cours de mandat, d’y réfléchir. Il faut aussi penser à la suite : si un jour moi j’arrête, il faut que quelqu’un puisse avoir des bases solides.
Pendant la campagne, la question de la sécurité et de la création d’une police municipale est beaucoup revenue. Que comptez-vous faire sur ce dossier ?
Dans toutes les mairies, tout le monde prend ses marques. Mon projet, c’est de prendre contact avec les communes voisines qui étaient éventuellement intéressées par une police intercommunale. Il faut étudier les choses, le coût, la responsabilité pour le maire… Je veux proposer un référendum local, que ce soient les Saint-Aubinois qui se prononcent sur la nécessité ou non de cette police et en toute connaissance de cause.
Est-ce que vous prévoyez plusieurs questions, par exemple sur ses missions ou le fait qu’elle soit armée ?
Armée, dans l’état actuel des choses, pour moi, c’est non ! Je n’ai pas envie d’être à la tête d’une police municipale armée, pour plein de raisons. Ce n’est pas le ton que je veux donner à la police municipale. Je la vois plutôt comme un médiateur, pas comme un moyen de mettre une prune pour le moindre pneu de travers. J’y vois un moyen de rassurer nos administrés, dans le sens ou beaucoup de communes voisines ont une police ou y réfléchissent, je ne veux pas que les habitants aient le sentiment d’être livrés à eux-mêmes.
La question du référendum local est purement consultative, mais c’est l’occasion de donner la parole aux habitants sur un sujet très important, qui pour moi dépassait le cadre de la campagne électorale, pour savoir qui était pour et qui était contre.
Ce référendum, il pourrait avoir lieu bientôt ?
Il faudrait que ce soit fait avant la fin de l’année prochaine. Avant la fin 2027. Quand je dis que les Saint-Aubinois devront prendre la décision en toute connaissance de cause, ça veut dire qu’il faut avant que l’on étudie sérieusement les opportunités et discuter avec les communes voisines.
Vous défendez plutôt la piste de la police communale ou intercommunale ?
L’intercommunale, je ne l’exclus pas du tout ! Je suis un grand défenseur de la mutualisation des moyens, j’y vois un grand intérêt. Je pense que chacun recroquevillé sur sa commune, ce n’est pas la meilleure solution. Mais il faut que ce soit cohérent, que ce soit gagnant-gagnant.
Dans six ou sept ans, qu’est-ce qui vous fera dire que le mandat a été réussi ou pas ?
Ce que je veux, c’est que les gens soient heureux d’habiter à Saint-Aubin et qu’ils en soient fiers. Fiers de leur commune, des animations que l’on peut leur proposer, du cadre de vie en général… L’idée, ce n’est pas de dire que c’est mieux qu’ailleurs, mais que les gens soient heureux et n’aient pas envie d’aller ailleurs.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 month_ago
78



























.jpg)






French (CA)