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« La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains », a déclaré, jeudi, le ministre de l’intérieur syrien, Anas Khattab.
Un périmètre de sécurité est mis en place près de l’hôtel Four Seasons, après deux explosions survenues à proximité, à Damas, le 7 juillet 2026. Les autorités syriennes ont annoncé, jeudi 9 juillet au soir, l’arrestation des membres d’une cellule « affiliée à l’organisation Etat islamique », après deux attentats à la bombe survenus mardi, à Damas, pendant la visite du président français, Emmanuel Macron.
« La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains », a déclaré, sur X, le ministre de l’intérieur syrien, Anas Khattab. « Une fois l’enquête terminée, nous révélerons au public l’identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations », a ajouté le ministre.
Ahmad Al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d’Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que « la cellule était affiliée au groupe EI [Etat islamique] ».
Un mort et 36 blessés
Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans « différents lieux à Damas et ses environs », avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d’entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l’ex-président Bachar Al-Assad.
Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l’explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales, mardi matin, déposées à proximité de l’hôtel où Emmanuel Macron venait de passer la nuit. A ce moment-là, le chef d’Etat était déjà parti pour s’entretenir avec son homologue, Ahmed Al-Charaa.
L’une des bombes « artisanales » était placée dans une benne à ordures et l’autre dans un véhicule près de l’hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités. Des journalistes de l’Agence France-Presse ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du tourisme, qui lui fait face, brisées.
L’Etat islamique a toujours des cellules dormantes
Lors d’une conférence de presse conjointe organisée après l’explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas « déstabiliser » la Syrie, qui sort d’une guerre civile de près de quatorze ans (2011-2024).
Ahmed Al-Charaa a, pour sa part, salué « le courage » du président français qui a maintenu sa visite. Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs « le plus tôt possible », selon Ahmed Al-Charaa.
Il s’agissait de la première visite d’un dirigeant d’une puissance occidentale depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition islamiste, après plus de treize années de guerre civile. Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir le président syrien, en mai 2025, s’affichant à l’Elysée avec cet ancien jihadiste.
Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l’an dernier la coalition internationale contre l’Etat islamique. Le groupe jihadiste s’était emparé, en 2014, de vastes territoires en Syrie, avant d’être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.
Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait dix morts et une vingtaine de blessés.
Le Monde avec AFP


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