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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 14/08/2026 à 21h18
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La jeune femme, âgée de 23 ans, a également été remise par les autorités belges «en application d’un mandat d’arrêt européen».
Passer la publicité Passer la publicitéUne femme, remise par les autorités belges, a été mise en examen vendredi à Paris et écrouée pour son rôle présumé dans le projet d'attentat déjoué fin mars contre le siège parisien de Bank of America, a indiqué vendredi le parquet national antiterroriste (Pnat), sollicité par l'AFP. Le 31 juillet, une autre Belge avait été précédemment mise en examen à Paris et incarcérée dans le même dossier.
Cette fois, c'est une jeune femme de 23 ans qui a également été remise par les autorités belges «en application d'un mandat d'arrêt européen». Elle a notamment été mise en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle, ayant pour objectif la préparation d'une ou plusieurs destructions par substances explosives ou incendiaires dans des circonstances susceptibles d'entraîner la mort d'une ou plusieurs personnes».
Il lui est aussi reproché «détention et transport de produit explosif en relation avec une entreprise terroriste et en bande organisée». Sur «saisine du juge d'instruction et conformément aux réquisitions du Pnat», elle a été placée en détention provisoire, poursuit le parquet antiterroriste. Au total, six personnes sont désormais mises en examen dans cette procédure, dont cinq sont en détention provisoire, rapporte le Pnat.
La suspecte va faire appel
«C'est une affaire particulièrement triste, et pour ma cliente, qui est l'innocence même, et pour sa famille», a commenté pour l'AFP Me Werner-Edouard de Saeger van Nattenhaesdonck, avocat à Liège et Paris. La jeune femme est selon ce conseil «mêlée à une affaire dans laquelle elle n'a aucune responsabilité et se retrouve désormais dans une prison surpeuplée». «Évidemment, je fais immédiatement appel», annonce encore son avocat.
Ce projet d'attentat «paraît pouvoir être rattaché» au groupuscule pro-iranien «Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya» (Hayi), «sans que cet élément ait pu être formellement établi à ce stade», avait indiqué le Pnat en avril. Le groupuscule a revendiqué en mars plusieurs attaques contre la communauté juive, en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Dans le dossier de Bank of America, il s'agissait de déposer un engin explosif artisanal devant l'établissement, en demandant aux adolescents recrutés pour l'opération de filmer, pour une rémunération «entre 500 à 1.000 euros», d'après le Pnat.
Trois adolescents sont soupçonnés d'avoir fait une première tentative dans la nuit du 26 au 27 mars, mais d'en avoir été «empêchés par un véhicule sérigraphié» devant l'établissement, selon le parquet antiterroriste. Deux sont accusés d'avoir recommencé la nuit suivante, avant d'être interrompus par des policiers. Le dispositif aurait pu générer «une forte boule de feu de plusieurs mètres de diamètre et propager un incendie», selon le Pnat.


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