Le soir de l'attentat de Nice, des dizaines d'enfants étaient présents sur la promenade des Anglais lorsqu'un terroriste islamiste au volant d'un camion tue 86 personnes. Une décennie après, les jeunes victimes ont grandi, mais les traumatismes sont encore présents.
Il y a 10 ans, l'horreur frappait Nice. Le 14 Juillet 2016, alors que les festivités de la célébration de la fête nationale se déroulent sur la promenade des Anglais, un terroriste islamiste au volant d'un poids lourd tue 86 personnes et en blesse 458 autres. Particularité de cet attentat : de nombreux enfants étaient présents au moment des faits. 15 mineurs sont décédés et pour les autres enfants présents sur place, les cicatrices restent profondes.
Lucie avait 14 ans ce soir du 14 juillet 2016 avec sa maman. Elle remonte la promenade quand le camion fauche tout sur son passage. Les deux femmes ne sont pas blessées, mais deux ans après, Lucie s'effondre et accepte pour la première fois de voir un psychologue à l'ANVAL, l'hôpital pour enfants de Nice. "C'est une grosse partie de ma reconstruction", confie-t-elle au micro d'Europe 1.
"J'y allais une à deux fois par semaine au début, suivie par une seule psychologue qui me suit encore aujourd'hui. On a fait un travail incroyable avec elle, elle m'a bien réparée", ajoute la jeune femme.
Des victimes encore traumatisées
Quand Lucie débute son suivi, l'hôpital ANVAL a déjà reçu 1.100 mineurs, adolescents et enfants et réalisé plus de 2.200 consultations. Hager Ben Aouissi , victime avec sa fille de l’attentat a créé l’association "Une voie des enfants", pour leur venir en aide, car "ce sont des enfants qui ont survécu des fois à des blessures très graves, qui ont survécu a la mort de leurs parents, parfois décédés sous leurs yeux ou encore, des enfants qui ont échappé de peu au camion et qui ont été traumatisés".
Dix ans après, des choses s'améliorent, mais d'autres se creusent. Le quotidien est encore très lourdement impacté, notamment la scolarité. "On est encore avec des enfants qui ont des troubles tels qu'ils font encore des tentatives de suicide".
Et à l'approche de la commémoration, le centre du psychotraumatisme de l'hôpital des enfants de l'Anval a vu les consultations augmenter.


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