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Attaqué, ce maire élu au premier tour démissionne moins de deux semaines plus tard

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Le domicile d’Olivier Pellan a été tagué et son véhicule dégradé devant la mairie de Moncontour, dans les Côtes-d’Armor.

Les habitants de Moncontour avaient élu leur maire dès le premier tour de ces élections municipales, avec 53,19 % des votes.

Google Street View

Les habitants de Moncontour avaient élu leur maire dès le premier tour de ces élections municipales, avec 53,19 % des votes.

Son mandat de maire n’aura pas duré bien longtemps. À Moncontour, dans les Côtes-d’Armor, Olivier Pellan a été élu dès le premier tour des élections municipales avec 53,19 % des voix. Mais moins de deux semaines plus tard il a déjà donné sa démission, rapporte Ici Armorique.

Dans un communiqué publié le 27 mars, l’association des Maires et Présidents d’EPCI des Côtes-d’Armor a fait part de son « choc » et a donné les raisons de son départ : « Il a fait l’objet d’attaques à l’encontre de son domicile et de son véhicule personnel. » L’association « appelle à une réponse répressive systématique et exemplaire », qualifiant ces faits « d’inadmissibles à l’encontre d’un élu de la République. »

Au lendemain de son conseil d’installation, dans la nuit du 21 au 22 mars, l’homme qui est aussi sapeur-pompier volontaire a vu son domicile tagué du nombre « 30 000 » ainsi que de l’inscription « Maire OGEC ». Il s’agit là de l’Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique qui gère l’école de la Providence située dans le village de 700 habitants.

« C’est une référence à une subvention que j’ai allouée à une école privée. Beaucoup de personnes ne sont pas en accord avec cette subvention », rapporte Olivier Pellan à ICI Armorique. « On était sous le choc, c’est inacceptable », a-t-il ajouté. Après cela, il a déposé plainte et une enquête est désormais en cours.

« C’est pas parce qu’on est élu qu’on doit subir des agressions »

Mais ça ne s’est pas arrêté là. Le jeudi 26 mars, l’élu retrouve son véhicule vandalisé sur le parking de la mairie. « Il avait été rayé (...) On s’acharne encore. J’ai porté plainte samedi matin à la gendarmerie de Moncontour », révèle l’ancien élu. Au lendemain de ce deuxième événement il a donc décidé de présenter sa démission au préfet. « On ne peut pas travailler dans de telles conditions. Je dois protéger ma famille et mon couple. On ne sait pas de quoi les gens sont capables », déplore Olivier Pellan.

Le secrétaire général de l’AMF 22, Xavier Hamon, assure : « C’est la première fois que je vois la démission d’un collègue maire dans un délai si court. On ne peut pas subir de tels agissements une semaine après avoir été élu, c’est inadmissible. C’est une décision de protection, pour se protéger soi-même. Un engagement public ne devrait pas venir porter atteinte à la vie privée. »

Et d’ajouter que « quand on s’engage pour le bien commun de sa commune, en tant qu’élu, on est papa, maman, comme tout le monde. C’est pas parce qu’on est élu qu’on doit subir des agressions ». La mairie a appelé à un rassemblement ce lundi 30 mars à 18 heures « pour une action de soutien à la démocratie ». Celui qui est désormais l’ancien maire de Moncontour devrait y prendre part.

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