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« Assad, Daech ou les Kurdes, c’étaient les mêmes cachots » : à Raqqa, les intellectuels racontent la répression des Forces démocratiques syriennes

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Par , Envoyée spéciale à Raqqa

Le 17 février 2026 à 16h41

La place al-Naïm à Raqqa, en Syrie, le 13 février 2026. Cette place est tristement célèbre pour avoir été le théâtre d’exécutions publiques par l’organisation État islamique (EI) lorsqu’elle contrôlait la ville.

La place al-Naïm à Raqqa, en Syrie, le 13 février 2026. Cette place est tristement célèbre pour avoir été le théâtre d’exécutions publiques par l’organisation État islamique (EI) lorsqu’elle contrôlait la ville. Philémon Barbier / Hors Format

REPORTAGE - Journalistes, employés de l’ONU, médecins… Dans le Nord-Est syrien, des membres de la société civile racontent des années de répression.

Ce n’était pas une enquête sur la corruption des autorités locales, l’interview d’un activiste critique du pouvoir, ni un reportage sur les enfants interdits d’école lorsque les établissements privés enseignant le curriculum national plutôt que celui imposé par les Kurdes ont été fermés… Pourtant, il avait coutume d’en faire, sous pseudonyme et en prenant mille précautions. Mais c’est pour une inscription sur un bout de papier, qu’il a photographiée et envoyée à ses amis du média indépendant en ligne al-Khabour, que Firas al-Barjas s’est retrouvé dans les geôles des Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigés par les Kurdes et qui régissaient, jusqu’à janvier dernier, l’Administration autonome du Nord-Est syrien (AANES) après avoir défait l’EI en 2017.

Firas al-Barjas a 26 ans. En ce mois de décembre 2025, il travaille officiellement, comme les autres journalistes de Raqqa, pour un média affilié au pouvoir. En réalité, sur son temps libre, il écrit sous la plume de « Mohand » pour…

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Le Figaro

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