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Annoncée en novembre par Emmanuel Macron pour « répondre aux besoins des armées » face aux risques accrus de conflit, la campagne vise à recruter 3 000 jeunes cette année.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 07:14 | mis à jour aujourd'hui à 07:20 - Temps de lecture :
Le gouvernement et l'état-major de l'armée française lancent ce lundi une campagne en vue de recruter plusieurs milliers de jeunes pour un nouveau « service national » rémunéré d'une durée de dix mois, une initiative annoncée en novembre par le président Emmanuel Macron pour « répondre aux besoins des armées » face aux risques accrus de conflit.
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, tracera les contours de cette campagne de recrutement lors d'une conférence de presse ce lundi matin à Paris, aux côtés du général Fabien Mandon, chef d'état-major des armées, du général Pierre Schill, chef d'état-major de l'armée de Terre, de l'amiral Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la Marine nationale et du général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace.
Ce nouveau « service national » sera « purement militaire », et les recrues serviront exclusivement sur le territoire national, avait précisé Emmanuel Macron en annonçant ce projet le 27 novembre.
3 000 jeunes attendus en 2026, l'ambition de 42 500 recrues en 2035
L'armée compte sélectionner à partir de ce mois-ci les recrues, qui commenceront par un mois de formation, suivi de neuf mois au sein de l'armée. Disette budgétaire oblige, le dispositif montera en puissance graduellement : la première année, il doit concerner 3 000 jeunes, avec un objectif de 10 000 par an en 2030, puis une ambition de 42 500 en 2035. Ce qui ferait 50 000 par an en cumulant avec les personnes qui font déjà le service militaire volontaire (SMV) et son équivalent ultramarin, le service militaire adapté (SMA), qui perdureront en parallèle car ils ont un objectif différent d'insertion professionnelle.
Les volontaires seront à 80 % des jeunes hommes et femmes de 18-19 ans, futurs soldats pour lesquels le service fera office d'« année de césure » avant les études supérieures et sera ainsi valorisé dans Parcoursup.
La fin du SNU, cher à Emmanuel Macron
Les autres, futurs aspirants, auront jusqu'à 25 ans, sélectionnés sur la base de leur spécialisation (ingénieurs, infirmiers, traducteurs...). Le service volontaire sera rémunéré 800 euros par mois minimum pour chaque volontaire, qui sera aussi logé, nourri et équipé, selon l’Élysée.
Le nouveau « service national » signe aussi l'enterrement du service national universel (SNU) qui était cher au président. Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la « cohésion nationale », lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n'a jamais pu être généralisé.
Et il « n'est aujourd'hui plus adapté au contexte stratégique » créé par l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, reconnaît l’Élysée.


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