Une fois établie, la pension alimentaire doit être réévaluée régulièrement pour s’adapter aux fluctuations du coût de la vie, mais elle peut être aussi révisée à tout moment pour faire face aux changements de situation.

Olivier DELAHAYE - 25 avr. 2026 à 17:00 | mis à jour le 26 avr. 2026 à 10:35 - Temps de lecture :

La réévaluation, ou revalorisation, est prévue pour adapter le montant de la pension à l’augmentation du coût de la vie. Photo Adobestock

La réévaluation, ou revalorisation, est prévue pour adapter le montant de la pension à l’augmentation du coût de la vie. Photo Adobestock

Par le seul effet du mariage, la loi prévoit que les époux contractent ensemble l’obligation de nourrir, d’entretenir et d’élever leurs enfants. Cette obligation ne disparaît pas après le divorce.

Ainsi, lorsque l’enfant vit chez l’un des parents, l’autre doit assumer sa charge via le versement d’une pension alimentaire. Son montant est révisable. Il convient de distinguer la réévaluation automatique de la pension de la possibilité de demander sa révision.

La revalorisation par l’indice

La réévaluation, ou revalorisation, est prévue pour adapter le montant de la pension à l’augmentation du coût de la vie. Elle doit néanmoins être prévue par la décision de justice ou la convention de divorce. En ce cas, par défaut, elle suit l’évolution de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) de l’Insee.

Son montant se calcule en divisant le dernier indice à date par l’ancien indice, puis en multipliant le résultat par le montant initial de pension.

Prenons un exemple pour être plus clair. Vous payez une pension de 1 000 euros depuis février 2025 lorsque l’indice était de 99,33 et vous devez revaloriser cette pension un an plus tard, en février 2026 alors que l’indice est de 100,2.

Le nouveau montant est alors égal à = 1000 x (100,2/99,33). Soit 1008,76 euros. À noter que cette revalorisation automatique doit être réalisée par le parent débiteur. Par ailleurs, le jugement ou la convention peuvent tout à fait convenir d’un autre indice des prix.

L’accord de révision

La situation de l’enfant et celle des parents évoluent au fil du temps. Et le montant de la pension peut s’avérer en décalage par rapport aux événements. Les besoins de l’enfant changent ou bien l’un des parents se remarie, fonde un nouveau foyer créateur de nouvelles ressources ou de nouvelles charges ou bien encore le parent débiteur doit déménager, occasionnant des frais de déplacement importants.

En bref, d’un côté comme de l’autre, l’augmentation des charges, la baisse ou la hausse des revenus peuvent entraîner une demande de révision. Les parents peuvent tout à fait arbitrer entre eux pour fixer un nouveau montant, mais il est conseillé de faire homologuer cet accord par le juge aux affaires familiales (JAF) afin de prévenir tout différend futur.

À défaut d’entente, le JAF devra être saisi ; le tribunal compétent est alors celui du lieu de résidence du parent recevant la pension. L’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire ni d’ailleurs de se déplacer au tribunal. Les deux parties peuvent tout à fait procéder par écrit à l’aide d’une lettre recommandée avec accusé de réception.

Mais si l’un des parents tient à être entendu par la justice, le JAF les convoquera à une audience avant de prendre sa décision.

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