Lionel Jospin est mort ce dimanche, a annoncé sa famille ce lundi. Le parcours de l'architecte de la "gauche plurielle" a été jalonné de nombreux événements marquants. Mais le plus intense est certainement ce soir du 21 avril 2002, où au séisme de son échec à rallier le second tour de la présidentielle, il ajoute le choc de sa retraite de la vie politique. Une soirée sur laquelle le principal intéressé porte un regard... surprenant.
Le jour du second tour des municipales 2026, l'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort, à l'âge de 88 ans. Figure reconnue et rassembleuse de la gauche jusqu'au bout, il avait créé le principe de la "gauche plurielle". Retour sur ce qui est certainement le moment le plus marquant de sa carrière politique, un tremblement de terre dans la politique française.
Un échec pour moins de 200.000 voix
Nous sommes le 21 avril 2002, soir du premier tour de la présidentielle, le candidat PS et Premier ministre butte sur la marche du second tour dans un mouchoir de poche. Le couperet tombe pour moins de 200.000 voix, soit environ trois bulletins de vote par bureau. Un soir d'élection historique, à plus d'un titre.
Depuis son QG de campagne, Lionel Jospin prend la parole après l'annonce des résultats et déclare : "J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l'élection présidentielle."
Un véritable tremblement de terre auquel vient s'ajouter l'accession au second du FN emmené par Jean-Marie Le Pen. C'est la première fois que le parti à la flamme, depuis rebaptisé RN, accède au duel final pour l'Elysée.
Un peu plus d'un an après avoir prononcé ces mots, en avril 2003, Lionel Jospin revient sur ces événements au micro de Jean-Pierre Elkabbach. "Le 21 avril a été le jour d’un vote. Les votes sont faits pour prendre des décisions, cette décision a été prise. C’est ça qui est essentiel. J’ai dit et écrit que j’avais quitté la vie politique et que je n’y reviendrai pas. Cela reste absolument vrai."
Trois ans plus tard, Lionel Jospin, de nouveau au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, revient sur cette soirée qui a marqué un tournant dans sa vie et pour la politique française.
"Ce genre de décision se prend à chaud"
"Je suis un type très normal. Les accidents de la vie politique ne sont pas des traumatismes psychologiques ni des blessures affectives. Je sépare les genres. J’ai essayé de poser les termes de façon simple. C'était une sanction très sévère que l’élimination dès le premier tour, et alors il fallait que démocratiquement j’en tire les conséquences, et je me suis retiré. Ce genre de décision se prend à chaud. Il y avait eu une part de légèreté, de distraction, de division excessive, et en partant je marquais que la politique était une chose sérieuse."


2 month_ago
19

























.jpg)






French (CA)